lundi 30 décembre 2013

La refusée de la Villa Médicis



 Non, en fait, Claire Diterzi a bien été pensionnaire à la Villa Médicis, mais au grand dam de certains "intellectuels" qui pensaient qu'une chanteuse de variété n'avait pas sa place dans l'antre de la création artistique.
 
Moi je pense que Claire Diterzi avait toute sa place dans la célèbre et belle Villa surplombant Rome. La preuve avec ce bel album, "Le salon des refusées", qu'elle a créé là-bas, et que l'on peut qualifier d'oeuvre musicale artistique (enfin bon, je sais, ceci n'est que mon humble avis !). C'est vrai, pourquoi être pensionnaire de la Villa Médicis ne devrait rimer qu'avec "création décalée ou originale" ?
 
Je trouve que l'article que Télérama lui a consacré en janvier dernier reflète parfaitement ma pensée :
"Dire que son arrivée à la villa Médicis avait fait s'étrangler quelques pisse-froid, terrifiés qu'une artiste de musique dite « populaire » puisse partager le même espace que des compositeurs « savants »... Ce Salon des Refusées est une réponse flamboyante. Un album truffé de références, étonnant, exigeant, déconcertant. Et remarquable. Sans lâcher sa guitare électrique, Claire Diterzi délaisse les machines qu'elle affectionnait pour un instrument banni (refusé, lui aussi) de la chanson et la pop : la viole de gambe. En résulte un son âpre, presque ancestral ; un dépouillement acoustique auquel elle ne nous avait pas habitués. Même son chant se débarrasse des effets d'hier, s'offrant dans une nudité d'équilibriste, impressionnant, mais pas démonstratif. Comme si l'éloignement créatif — et l'adversité ? — l'avait poussée à revenir à l'essentiel. A bien écouter, son disque dessine une carte du Tendre, au plus intime, dont le titre devient peu à peu un tiroir à double, ou triple fond. La « refusée » Diterzi ne se cogna pas seulement à la porte de la villa ; elle se heurta aussi à des murs amoureux, et avant cela paternels, qu'elle évoque ici sans frime, colère, ni faux-semblant. L'écriture est fulgurante, osée ; traversée d'humour et d'insolence. Parfois bouleversante. Clair-obscur ou Corps étrangers sont des modèles de délicatesse. Scellant, à la barbe des coincés de toutes les chapelles, une renaissance superbe."
 
Le morceau "Corps étrangers" qui clôt l'album, est particulièrement beau :
 

 
Et pour la petite histoire, voici ce qu'était "Le salon des refusés(e)s" :
En 1863, le jury du Salon Officiel de peinture et de sculpture (désigné par les membres de l'Académie), refusa plus de 3000 œuvres sur 5000. À l'époque, le Salon était la seule façon pour un artiste d'acquérir une reconnaissance officielle. L’empereur Napoléon III, sur conseil de Viollet-le-Duc, décida qu’une exposition des refusés se tiendrait au Palais de l’Industrie. Le Salon des Refusés, illustration de l’émergence en opposition avec le goût officiel, marqua par sa grande modernité le début de la libération de la peinture, inacceptable pour la foule habituée au mauvais goût douceâtre des académiques (surnommés à l’époque “pompiers”). Coupée du grand public, cette peinture nouvelle œuvra en marge, dans l'audace soutenue par la foi commune des artistes.           
 
 

mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël !






Chipé chez a-méli-mélo, un petit "tag" de Noël en guise de Merry Christmas !

1. Quel est ton film de Noël préféré ?
Jack Frost qui m'émeut à chaque fois !

2. As-tu des traditions de Noël ?
Ecouter ma fabuleuse compil de Noël

3. Bonbon de Noël préféré ?
A vrai dire, je ne suis pas tellement bonbon ou chocolat de Noël, mais un petit rocher Ferrero passe bien !

4. Bougie parfumée d’hiver préférée ?
La bougie parfumée au papier d'Arménie à la rose. J'aime la sentir en hiver car je l'ai eue en cadeau de Noël il y a quelques années, et depuis, elle représente pour moi la senteur de Noël !

5. Gants ou moufles ?
Gants ou mitaines

6. Souvenir de Noël préféré ?
Quand j'étais petite, quelques jours avant Noël, je faisais le sapin et la crèche avec mon papa, ces instants de partage avec lui m'étaient très chers. En général, tous mes Noël en famille sont des souvenirs de Noël préférés, avec beaucoup de joie et de partage même si nous ne croulions pas sous les cadeaux car ce qui était important, c'était d'être ensemble. Mais avec le recul, je pense que mon plus beau Noël fut le dernier passé avec mon Papa encore vivant et en bonne santé...

7. Tu restes en pyjama ou tu te prépares le matin de Noël ?
Je me prépare comme d'habitude !

8. Ta chanson de Noël préférée ?
C'est un cantique : "Minuit chrétien" car c'était le chant de Noël préféré de ma grand-mère et son souvenir m'est très cher. Chaque fois que j'entends ce chant, les larmes me montent aux yeux, je suis très émue, et puis chanté par un ténor, il est magnifique.

9. Quelle est la personne sur ta liste pour laquelle il est le plus difficile de faire du shopping de Noël ?
Ma belle-maman !

10. Lait de poule ou chocolat chaud ?
Chocolat chaud !

11. Peux-tu donner les noms de tous les rennes du Père Noël ?
Je pense que, comme tout un chacun, je ne connais que Rudolf !

12. Quel est le cadeau le plus bizarre que tu aies jamais reçu ?
Je ne m'en souviens pas mais cela doit être une des farces de ma grande soeur qui a toujours pour habitude à Noël, d'offrir de beaux cadeaux mais aussi des trucs dingues pour rire !

13. Prends-tu des résolutions de nouvelle année et les tiens-tu ?
Je fais la même chaque année : faire plus de sport et faire attention à ma ligne. Cela dure quelque jours et puis.... "j'y pense et puis j'oublie" aussi !

14. Qu’y a-t-il tout en haut de ta liste de Noël ?
Au risque de faire cliché, je souhaiterais que paix, amour, tolérance et santé soient dans tous les foyers. Aujourd'hui, j'ai une pensée plus particulière pour mon beau-papa qui passe Noël à l'hôpital et pour ma Maman dont la santé n'est pas au mieux.

15. Ton sapin est-il vrai ou faux ?
J'ai toujours fait un vrai sapin, mais depuis deux ans, nous n'avons plus de place pour un sapin (à cause de Françoise, la plante gigantesque qui a pris ses aises est que nous ne pouvons plus déplacer -cf. un article de l'an dernier à peu près à la même époque-). Depuis, nous faisons simplement quelques décos.

16. Achètes-tu les cadeaux à l’avance ou attends-tu la dernière minute ?
Je m'y prends systématiquement à la dernière minute et complètement à la bourre et stressée car du coup je me retrouve dans la foule hystérique des derniers jours. Pour quelqu'un qui déteste le shopping c'est une torture. Mais cela ne doit pas me servir de leçon car je fais pareil chaque année !

17. Là où tu vis, passes-tu Noël sous la neige ?
Je devrais ! L'Alsace est en principe une région à neige, mais cela fait bien longtemps que nous n'avons pas vu de neige à Noël, voire peu en hiver ! J'ai même l'impression qu'il neige plus en Bretagne ou en Normandie par exemple !

Il me reste à souhaiter à tous mes lecteurs et toutes mes lectrices, un très heureux Noël !



mercredi 18 décembre 2013

Philocalie

Aujourd'hui, j'ai appris un joli mot : philocalie.

Du grec :
"philo" = aimer
"calli" = beau

Philocalie = amour du beau

Je suis atteinte de philocalie, j'aime ce qui est beau, mais la beauté est subjective et peut revêtir beaucoup de formes différentes.

Aujourd'hui, pour moi, la beauté, c'est ça : un oiseau en plein vol qui semble vous regarder quand vous le photographiez...

vendredi 13 décembre 2013

El silbo de la Gomera...

Quelle belle histoire... Comme chaque vendredi après le boulot, je prends la voiture pour rentrer et je sais que c'est l'heure de l'émission "On parle musique" sur FI. J'entends que l'on va parler de Féloche, artiste que je ne connais pas. Je m'apprête à mettre un CD quand tout à coup, les mots "hommes qui parlent comme les oiseaux" attisent mon attention, moi, l'amoureuse des oiseaux. Je reste donc sur France Inter pour découvrir qui est Féloche et quelle est cette histoire d'hommes qui parlent comme les oiseaux. Et là, je découvre une chanson sublime et une histoire magnifique. Et je me dis : "mais comment ce fait-il que je n'ai jamais entendu parler de cela, moi qui aime tant les oiseaux, la musique atypique, et qui suis allée à Ténérife il y a 3 ans, île canarienne à quelques encablures de la Gomera, d'où est originaire le Silbo... Voici dans cette vidéo, l'histoire de Féloche, de Bonifacio et du Silbo de la Gomera. Je vous laisse découvrir cette belle histoire et cette belle chanson...
 

 
Au-delà du Silbo, je découvre que Féloche est un artiste vraiment super, tant au point de vue chanson, musique, qu'humain ! Magnifique découverte musicale et... humaine donc !
 

 
Féloche voulait juste faire une chanson pour sa Maman, en hommage à Bonifacio Santos Herrera, l'homme qui vécut avec sa Maman et qui l'a élevé. Bonifacio, réfugié politique à Paris, membre du MPAIC (Movimiento por la Autodeterminación e Independencia del Archipiélago Canario) fut assassiné à New York en décembre 2009...
 
Et puis : quelle voix ! Non ?
 
 
C'est une île au paradis où les humains sifflent aussi.
Le plus beau chant du plus bel oiseau, c'est le silbo gomero.
C'est le silbo gomero.
Il existe un endroit où les hommes parlent comme les oiseaux.
Sur l'île de La Gomera, on entend "el silbo" en écho.

Entre deux montagnes amarées aux nuages,
Un "guache" siffle pour s'inviter à dîner.

Au menu ? Un "mojo" piquant qui monte aux yeux.
Et, à nouveau, un sifflement pour se dire adieu.

A le voir crapahuter, le pied agile, les jambes arquées,
On ne le distingue dans l'argile que par le son de son sifflet.

La "lucha canaria" pour protéger son île,
"El silbo" pour braver la "Guardia civil".

C'est une île au paradis où les humains sifflent aussi.
Le plus beau chant du plus bel oiseau, c'est le silbo gomero.
C'est le silbo gomero.

La "guagua" escalade les jardins en escalier.
Sous le volcan d'la ballade, "el silbo" perce la fumée.

Et me voilà, petit géant, prêt à siffler dans le vent,
Les deux-trois mots que j'ai gardés s'envolent vers toi.
Gomero ! Bonifacio !

Le plus beau chant du plus bel oiseau, c'est le "silbo gomero".

mercredi 11 décembre 2013

Profanes

 
 
Terminé il y a de cela quelques semaines déjà, je me rends compte que j'aurais du écrire ce billet à chaud, dès ma lecture terminée, sous le coup de l'émotion. Car Profanes, de Jeanne Benameur, m'a bouleversée, tant par l'histoire que par la construction du roman. Un roman ressemblant un peu à un film de Claude Lelouch où une galerie de personnages se croisent et croisent leurs destins autour du personnage central de l'histoire. Des personnages sensibles et émouvants qui gravitent autour d'un vieil homme. On croirait presque un ballet orchestré de main de maître... Mais profanes n'est pas qu'un "roman-choral", c'est une véritable peinture des sentiments humains, des regrets, des remords, de la trahison, de la mort, de l'espoir et de la vie.

L'histoire : chirurgien cardiaque à la retraite, Octave Lassalle, 90 ans, vit seul reclus dans sa grande maison, aidé par une gouvernante. Au crépuscule de sa vie, il recrute avec un soin calculé, quatre personnes qui auront chacune un rôle à jouer dans sa vie quotidienne. Trois femmes, un homme. Chacun se voit attribuer, un créneau horaire de la journée durant lequel il aura des tâches bien précises à assurer pour accompagner le vieil homme au quotidien. Mais pas que ! Au fil des pages, on se rend compte que chacun d'entre eux aura une importance réelle pour le vieil homme, au-delà des missions confiées... et vice-versa ! Chacun des quatre va se découvrir ou se redécouvrir aux côtés d'Octave. Des masques vont tomber, des émotions vont surgir, des libertés vont se prendre, des blessures vont se panser, des cicatrices encore ouvertes vont doucement se refermer et ce tourbillon tout petit au départ va monter en puissance nous révélant les intimes secrets, les souffrances, les doutes des uns et des autres.

C'est d'une extrême sensibilité et écrit avec délicatesse, pudeur et douceur. Je ne suis pas sortie indemne de cette lecture dans le sens où la beauté de l'histoire et de l'écriture m'a plongé dans l'univers de chacun des quatre mais aussi dans celui d'Octave et du grand drame de sa vie que ces quatre-là réussiront peu à peu à apaiser... Un vrai livre humaniste, un livre sur la foi en les hommes, quand toute autre forme de foi n'existe plus... D'où le titre !

Nota : j'avais emprunté ce livre à la médiathèque mais je vais l'acquérir car c'est le genre de livre qu'il faut vraiment avoir dans sa bibliothèque !

mardi 10 décembre 2013

Un bel hommage

Hier au boulot, nous avons tous reçu un mail de notre Directrice nous conviant à rendre hommage à Nelson Mandela à 11h50 dans la rue intérieure du bâtiment. Prévoir 15 minutes...
 
Tout en me demandant s'il allait s'agir de 15 minutes de silence, je me rends sur le lieu de l'hommage vers lequel affluaient adminitratifs, professeurs et étudiants, remplissant bientôt ce grand espace.
 
Ce fut un moment de recueillement, un moment émouvant où les pensées de tous s'envolaient vers ce Grand Homme pour lequel, quasiment au même moment, la planète entière rendait hommage.
 
La Directrice a rappelé le parcours et l'engagement de Madiba, puis, des étudiants ont lu des extraits des moments forts de ses discours. Un autre a lu le poème "Invictus" de William Ernest Henley, poème cher à Nelson Mandela et qui sera d'ailleurs repris dans le film éponyme.
 
Plutôt qu'une minute de silence, elle a ensuite proposé qu'on lui offre une salve d'applaudissements, ce qui fut aussitôt fait intensément, puis, un extrait du concert de Johnny Clegg chantant Asimbonanga lors du concert à Francfort en 1997 lorsque que Nelson Mandela en personne est monté sur scène ! A nouveau, grand moment d'émotion et de recueillement, avec cette magnifique chanson à fond dans les oreilles...
 
J'ai beaucoup aimé ce moment, et j'ai apprécié que notre Boss organise cet instant commémoratif...
 



Invictus

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.



samedi 7 décembre 2013

Happy birthday Radiostar !

 
Ma radio préférée fête son cinquantenaire. Joyeux Anniversaire France Inter !






 
Mon premier souvenir de France Inter remonte à mon enfance lorsque, rentrant de l'école, je retrouvais Maman en train de faire de la couture et branchée sur Radioscopie. Mon premier souvenir de France Inter, c'est donc la voix de Jacques Chancel. D'où ma nostalgie de cette émission, et d'où, ma sonnerie de portable (cf. quelques articles plus bas !!!).
 
Je me souviens également de l'Oreille en coin et de Kriss, de José Artur, Macha Bérenger, le tribunal des flagrants délires...
 
Aujourd'hui, j'allume la radio dès que je le peux, et quand je ne le peux pas, je l'écoute en replay (vive la fée Internet !). Aujourd'hui, mes émissions fétiches sont On parle musique, Live me do, ça ne peut pas faire de mal, l'Atelier, Eclektic, Sur les épaules de Darwin, la chronique de François Morel, Cosmopolitaine, On aura tout vu, Le masque et la plume et On va tous y passer quand j'aime l'invité... Je trouve également formidable leur programmation musicale qui m'a permis, et me permet encore de faire de belles découvertes... Bref, je suis une inconditionnelle et une accro !
 
Edit du dimanche 8/12
Ce week-end d'anniversaire est particulièrement intéressant car jalonné d'émission thématiques superbes, d'anciens extraits radiophoniques, d'interviews et de concerts. Le Live me do de Vally d'hier soir m'a, vous vous en douterez enchantée puisque réunissant Vincent Delerm, Jeanne Cherhal et Ibrahim Maalouf ! Et à l'instant, se termine "Avec et pour les femmes" sur la libération des femmes et la place de la femme à France Inter, dans les médias en général et dans la vie quotidienne en particulier...
 

vendredi 6 décembre 2013

La grande évasion de Madiba



Voilà, il s'en est allé... Le Père de la nation arc-en-ciel, le symbole de la liberté et de l'égalité, l'homme qui fait l'unanimité dans tous les coeurs s'est éteint...
 
Je fais partie de cette génération qui était jeune et fougueuse dans les années 80 et qui était touchée par ces événements tels que la lutte anti-raciste avec le mouvement "Touche pas à mon pote", ou la chute du mur de Berlin, ou donc encore, le combat contre l'apartheid et le soutien pour la libération de Nelson Mandela... Voilà, il s'en est allé et j'ai versé ma petite larme d'émotion pour ce Grand Homme...

Le cinéma a produit plusieurs films sur Nelson Mandela. J'ai beaucoup aimé Goodbye Bafana mais est été plus particulièrement touchée par le très beau film de Clint Eastwood, Invictus qui m'a vraiment pris aux tripes ! C'est peut-être un film sur le rugby certes, mais vraiment pas que...  Si vous ne l'avez pas vu, je vous le conseille vraiment !
 
 
 

lundi 2 décembre 2013

Inoubliable Diva...




Maria Callas, décédée en 1977, aurait fêté aujourd'hui son 90ème anniversaire. L'occasion pour moi de vous dire que j'aime beaucoup l'opéra et particulièrement ce morceau, La Wally, qui me donne la chair de poule. J'aime tout simplement, tout le répertoire de cette immense cantatrice qu'est Maria Callas :




vendredi 29 novembre 2013

Un bijou poétique, doux et cristallin....





Les amants parallèles. Vincent Delerm : sur le dixième titre de l'album, Hacienda, à 3'57''... il y a ça :

Ouais c'est spécial parce qu'en fait elle ressent pas la nécessité de commenter les choses
Elle a pas besoin de revenir sur une soirée et d'parler des gens qui étaient là
Elle peut très bien juste mettre sa tête contre la vitre du métro, elle regarde le tunnel et voilà
Une fois elle a confondu un dauphin avec un requin, au fond de l'eau
Elle m'a dit d'aller voir un dauphin qui dormait et c'était pas un dauphin
Par contre oui il dormait et ça c'était bien
Et c'est-à-dire qu'elle est persuadée que pour faire un trajet de vingt minutes, on peut mettre dix minutes
Et ça, ça fout un bordel pas possible
Des fois elle regarde un peu un match avec moi j'aime bien
Le matin la position quand elle dort, on dirait une petite fille dans un dessin animé japonais
Au début j'avais l'impression
Et en fait non j'crois pas...

... et c'est beau.

mercredi 27 novembre 2013

Fanny Ardant... et moi

... Nouvelle génération !
 
Vincent Delerm était l'invité de la dernière émission d'Alcaline, un chouette moment de partage avec l'artiste, trois live et une version inédite de Fanny Ardant et moi, le titre (avec "Tes parents") qui l'a fait connaître. Je ne me lasse pas de cette chanson et il me plait de découvrir de nouvelles versions !


 
Celle-ci, en live au Bataclan, était également magnifique, avec Ibrahim Maalouf à la trompette :
 


Et pour revoir l'émission Alcaline, c'est ici : http://pluzz.francetv.fr/videos/alcaline_le_mag.html

jeudi 21 novembre 2013

A quoi voit-on que l'on vieillit ?

Quand on devient nostalgique au point de mettre le générique de Radioscopie en sonnerie de son portable !!! Qui se souvient de cette superbe émission culturelle de Jacques Chancel sur France Inter ? Qui se souvient de son "Radioscopie ! .... Jacques Chancel !.... Ahh, souvenirs souvenirs...


 

mercredi 20 novembre 2013

Parce que...

Parce que cette magnifique chanson de Serge Reggiani raconte un peu ma très belle histoire d'amour avec mon Philou...

Parce qu'elle est ici interprétée par Anna Karina...

Parce qu'elle fait partie de la B.O. de Pierrot le fou de Godard...

Parce que je la trouve tout simplement très belle !



mardi 19 novembre 2013

Plaisirs d'automne...

Moi, ce que j'aime par-dessus tout l'automne (et en toutes saisons en fin de compte...), c'est d'entendre le bruit de la pluie qui tombe : sur le sol, sur la terre, sur les toits... et particulièrement sur le vélux de ma chambre lorsque je suis couchée. C'est un son qui me délasse lorsque je me couche avec un bouquin. C'est un bruit qui me berce et qui m'endort lors de mes nombreuses nuits d'insomnie ou de troubles du sommeil. C'est un bruit qui m'apaise lorsqu'au petit matin, j'allume la petite lampe de chevet pour reprendre le livre abandonné la veille...
 
Et je ne dois pas être une fille tout à fait normale car même la pluie en elle-même, je l'aime, j'aime courir dessous, j'aime la sentir ruisseler sur mon visage et j'aime courir dans les flaques ! Je passe un peu pour une folle lorsque je dis que j'aime la pluie ou lorque, quant à la météo, ils annoncent une journée pluvieuse, je dis "chouette" ! Personne ne me comprends... Je ne comprends vraiment pas pourquoi ! Le principal ? Eh bien c'est que mon chéri de Philou est tout comme moi ! Lui aussi adore entendre cette mélodie et courir dans les flaques ! Nous nous sommes vraiment bien trouvés, tous les deux !
 




lundi 18 novembre 2013

Les chansons d'Etienne Daho retrouvées !


Quel bonheur de retrouver enfin, après quelques années d'absence, cet artiste qui m'accompagne depuis mon adolescence, et qui a été lancé sur les ondes FM des radios libres locales de l'époque car originaire de Rennes... Qu'est-ce que j'étais fière que l'Ille et Vilaine ait un chanteur pop si talentueux (tout comme Niagara d'ailleurs !)... Ah, son grand sommeil, son épaule tatoo, son week-end à Rome, sa ballade d'Edie S...
 
Il nous revient enfin avec ce superbe album "Les chansons de l'innocence retrouvée", et deux titres ont déjà ma préférence !

mercredi 13 novembre 2013

Il faut beaucoup aimer les femmes, aussi !

Marie Darrieussecq a reçu hier le Prix Médicis pour son roman "Il faut beaucoup aimer les hommes".
 
Le photographe Baudouin aime quant à lui beaucoup les femmes pour les photographier d'une manière que je trouve très artistique (notamment dans son très beau livre "75 parisiennes" dont j'ai déjà parlé ici).
 
Et donc, l'occasion aujourd'hui d'illustrer cet article par ce beau cliché de Marie Darrieussecq, par Baudoin, qui avait d'ailleurs fait la couverture du numéro 46 de la revue Décapage.
 
 

lundi 11 novembre 2013

Et que le vaste monde poursuive sa course folle !

C'est marrant, c'est le titre d'un roman de Colum Mc Cann qui me vient à l'esprit à chaque fois que je regarde une mappemonde. J'ai toujous adoré les mappemondes, petites ou grandes, anciennes ou modernes... Ma soeur en avait une superbe (ancienne justement, en métal et un peu cabossée parce qu'elle était tombée, mais c'est ce qui faisait son charme ! ) que je lui enviais beaucoup lorsque j'étais petite. J'adorais la faire tourner et poser mon doigt au hasard où elle allait s'arrêter de tourner ! C'est aussi un peu grace à elle que j'ai appris à connaître les continents, les pays, les capitales...
 
Une mappemonde, c'est l'objet qui manquait chez moi... Je rêvais d'en acheter une belle, grande et ancienne comme celles que l'on trouve à la Droguerie de Marine, mais elles sont malheureusement trop chères pour ma petite bourse ! Certains trouvent cela kitsch, mais j'aime bien également les globes lumineux, alors je me suis enfin offert cet objet qui manquait chez moi, en version lumineuse et "antique" ! Voilà, j'ai enfin ma mappemonde !



mardi 5 novembre 2013

Simone et Violette




Mes deux actrices préférées (Emmanuelle Devos et Sandrine Kiberlain) dans la peau de Violette Leduc et Simone de Beauvoir (que j'admire), c'est demain sur grand écran... Et rien que la bande annonce me fait frissonner...

 



Ce film est l'occasion de découvrir, pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Violette Leduc, contemporaine de ma tante Suzanne (qui était poète, écrivaine publiée chez Gallimard et féministe engagée) par certaines similitudes telles que l'homosexualité ou l'avortement qui étaient condamnés à l'époque. En tant qu'admiratrice de Simone de Beauvoir et par donc, la ressemblance de Violette Leduc avec ma tante, cette histoire me touche particulièrement.

dimanche 3 novembre 2013

New York, New York !

Un big, énorme bravo au Papa de nos filleuls qui a, aujourd'hui, couru et terminé le marathon de New York en 3 heures 39 minutes ! Une belle performance pour une sublime compétition. Tu peux vraiment être fier de toi (et il y a deux petits bouts qui peuvent être fiers de leur Papa !)

samedi 2 novembre 2013

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux

Le titre à lui seul est un véritable poême pour ce livre lu en une petite matinée.
 
D'abord déroutée par le style et la construction du livre, j'ai ensuite été vite séduite par sa poésie et l'atmosphère qui s'en dégageait.
 
Au final, il s'agit plus pour moi d'un recueil de poêmes que d'un roman mais il m'a transportée par la beauté de ses textes.
 
L'histoire : Walther ne sait pas véritablement où est sa place en ce monde et il décide un jour de partir l'arpenter pour savoir qui il est et où il va, où il est vraiment chez lui. Il quitte ainsi sa femme qui le laissera partir sans rien dire. Au gré de son périple, il va croiser des gens qui le toucheront, et même un oiseau qu'il finira par apprivoiser. Il finit pas retourner chez lui retrouver sa femme enceinte. Dans la deuxième partie du livre, le narrateur nous fait partager, en de courts paragraphes tous titrés, son quotidien auprès de sa femme et son fils, son amour pour la nature et pour les petits bonheurs qui font l'essence de la vie...
 
Extraits qui m'ont touchée :
 
"Je n'ai pas peur
Les jours qui passent ont une couleur particulière, les prémices sont pleines et silencieuses. Quelque chose se fomente. Je m'y précipite calmement. Avec la confiance farouche des bêtes qui se font trahir. Avec mon amour effrayé. Avec ma méfiance de ciel gris qui sait qu'on finit par nous reprendre tout ce que l'on nous a offert. Je la prends au défi, cette vicieuse. Donne-moi les aurores et les nuits. Donne-moi les courses sauvages, les tartes aux prunes, les histoires qui s'inventent. Donne-moi l'eau et les cris sous les orages. Donne-moi la musique de ce qui nous revient. Je n'ai pas peur d'ouvrir les bras."
 
"Les matins qui m'éloignent de toi sont des nuits
Il y a des heures sans fond, des journées blanches, perdues, à vivre loin de toi. Chaque jour de la semaine, la buée sur les vitres de ta voiture et ta main qui s'en va. L'odeur de ton écharpe et de ton rouge à lèvres. Des kilomètres de lumière qui nous éloignent. Le bruit rouge du réveil. Le temps qui manque, ce précipice. Et d'autres fois plus rien qui avance. L'impression persistante d'habiter dans une faille. Le soir, casser des brindilles, souffler sur des braises et recoller nos morceaux."
 
"... Il y a ce sentiment d'enfance des fins de dimanche qui ne devraient jamais devenir des lundis."
 
"Dernier dimanche
Le gris uni d'un ciel de pluie. Les Variations Goldberg. Le cri rouillé d'un train au loin. Le matin qui hésite. La carcasse des cendriers pleins. Les troncs brûlés des derniers incendies. Beaucoup de thé et les poèmes d'Antoine Emaz. Dernier dimanche d'août. Ce gris tiède des derniers dimanches on l'a appris en enfance. C'est une des choses qui ne changent pas."
 
".... Tout le monde dormait sauf lui et moi. Le petit avait faim. J'aurais voulu lui peler le soleil naissant comme un fruit bien juteux. Lui faire goûter la crème épaisse du nouveau ciel. Nous avons joué ensemble, tous les deux, juste avant le jour. Ceux que nous aimons sont en paix. Nous avons le monde à manger."


Un livre sublime de Thomas Vinau...


jeudi 31 octobre 2013

Un goûter à New York

 
 
Je me lance dans la pâtisserie new-yorkaise avec ce petit bouquin aux recettes toutes plus alléchantes les unes que les autres : cheesecake, carrot cake, muffins, blintz, brownies, cookies, apple pie, pop pies, whoopie pie, ..... Je commencerai par le cheesecake car c'est un gâteau que j'adore et jusqu'à présent, je n'ai jamais trouvé une recette qui me permet de le réussir comme je l'aime. Et allez, encore des calories pour mes hanches déjà bien rebondies !
 
Et puis ce petit article me donne l'occasion de faire un petit clin d'oeil au papa de mes filleuls qui s'est envolé aujourd'hui pour New York afin d'y concourrir au marathon de dimanche : good luck man !
 
 
 



 

mercredi 30 octobre 2013

Coup de coeur musical...

.... Pour ce groupe que je viens de découvrir au gré de mes errances bloguesques !
 
Daughter : à découvrir absolument ! Deux EP et un récent album, "If you leave", que je ne vais pas tarder à écouter en boucle !
 
En attendant, voici un chouette mini-concert accoustique dans un cadre vraiment sympa :

jeudi 24 octobre 2013

Perfect sense



Il y a quelques mois, j'ai vu ce film de David MacKenzie avec Ewan McGregor et Eva Green. L'histoire m'avait scotchée... Assez percutant comme histoire, glaçant même... A voir car différent je trouve, des autres films à base de virus destructeurs et d'épidémies meurtrières... Et puis, ce qui ne gâche rien : les deux acteurs principaux sont magnifiques !
 


"En finir avec l'inutile pour recommencer avec l'essentiel... Ce film est un chef d'oeuvre, tout simplement.
 
Perfect sense est avant tout un film qui traite de l'Homme et non pas un film scientifique ou de science fiction. L'épidémie est un moyen pour le réalisateur de mettre en avant la nature humaine. Le film ne s'attache pas à expliquer en détails les modalités d'une maladie incomprise mais plutôt à montrer comment les humains en sont affectés et comment ils réagissent. La dynamique du film est bonne, la voix off est indéniablement indispensable : omniprésente, elle traduit chaque étape du film en une plausible réalité qui pourrait nous affecter. Le film est porté par la performance des deux acteurs principaux d'une grande justesse. On ne tombe jamais dans le pathos, au contraire, le réalisateur s'applique à montrer l'espoir des hommes qui leur permet de passer outre la perte de leur sens et ce même à la fin. D'ailleurs, chaque perte est marquée par l'exacerbation d'un sentiment, d'une émotion ou d'un comportement. Ces prodromes renforcent le caractère inéluctable de la maladie qui se propage comme une avalanche, et d'ailleurs à ce titre, elle n'est plus une pandémie mais fait partie même de l'évolution de l'homme (parallèle avec les mammouths et leur extinction). Le réalisateur a réussi à traduire le sentiment d'impuissance qui petit à petit gagnait le corps des hommes qui sont presque "déhumanisés" par ce processus. Je ne vois pas comment la fin aurait pu être mieux réalisée ; au lieu de nous faire croire à un pseudo-vaccin thérapeutique trouvé à la vitesse de la lumière et permettant à tous les humains de recouvrir leur sens , le final appuie la thèse qui constitue tout le film : la vie continue . La scène finale est, je pense, mal comprise par beaucoup : au début du film , il est dit "l'obscurité puis la lumière " ; en fait , après la perte de l'odorat , du goût , et de l'audition, les hommes deviennent aveugles et ne voient plus, jusqu'à un moment de répit où la vue revient , et avec elle, le bonheur immense d'être vivant , et la compréhension par l'homme que peut importe sa condition, ce qui compte c'est d'être entouré de ceux que l'on aime, de ne pas mourir seul (idée qui terrorise les personnages au cours du film)."
 

lundi 21 octobre 2013

La reine de la Baltique



 
 Les vacances s'annoncent radieuses sur la petite île de Sandhamn dans l'archipel de Stockholm. Ce mois de juillet promet d'être chaud et la saison des régates commence. Nora et sa famille prennent leurs quartiers d'été dans la maison de vacances familiale. Mais une série de morts suspectes va venir troubler la quiétude des insulaires. Thomas, l'ami d'enfance de Nora, devenu inspecteur de police, va mener l'enquête et essayer de comprendre ce qui lie ces morts. Suicides ? Meurtres ? Nora ne manquera pas de l'aider dans son enquête, attachée qu'elle est à cette île où elle a grandi et où tout a toujours été si calme. Sa curiosité et ses compétences de juriste lui permettront de mettre son petit grain de sel dans ces sombres histoires !
 
Dans la veine de Camilla Läckberg, Viveca Sten nous plonge, avec La reine de la Baltique, dans un nouvel univers du polar suédois. On y retrouve un peu l'ambiance des enquêtes de Patrick Hedström et Erica Falck mais en plus "fluide" je trouve. L'écriture est simple mais efficace, c'est un petit polar sympa qui se laisse lire. Une bonne lecture pour se distraire alors que je commençais justement, à me lasser un peu des romans de Camilla Läckberg dont la construction était devenue prévisible.
 
Quant au pourquoi du titre, "La reine de la Baltique", vous ne le découvrirez qu'à la fin ! Bref, une bonne lecture de vacances de la Toussaint pour celles qui ont la chance d'en avoir !

vendredi 18 octobre 2013

Puissant...

 
 
Je ne l'avais encore jamais vu, mais "Valse avec Bachir" était dans ma "liste à regarder". J'avais entendu beaucoup de louanges sur ce film d'animation et les avis n'ont pas menti. C'est vraiment un film à voir avec toutefois un petit avertissement car certaines scènes sont parfois dures mais il s'agit de la réalité, et je suis de celles et ceux qui prônent la découverte des événements importants de l'Histoire par le septième art si on ne s'y est pas particulièrement intéressé par le canal informatif.
 
"Valse avec Bachir" donc, est l'histoire autobiographique de Ari Folman, metteur en scène israëlien. Il s'agit d'un film d'animation au magnifique graphisme, mêlant illustrations et images réelles avec un accompagnement musical particulièrement réussi. J'ai été frappée par le concerto n° 5 en fa mineur de Jean-Sébastien Bach et réapproprié par Max Richter, compositeur de la BO, concerto donc qui venait "illustrer" des scènes fortes, voire violentes (l'enfant au lance-roquette). Le décalage entre la douceur de la musique et la violence des images est percutant...
 
L'histoire : Ari retrouve dans un bar en pleine nuit un ami en proie à un cauchemar récurrent dans lequel il est systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. Ari lui demande comment il sait qu'ils sont 26, et pas 28 ou 30 ? L'ami lui répond qu'il s'agit des 26 chiens qu'il a du tuer alors qu'il était soldat durant la guerre du Liban au début des années 80, et lui explique pourquoi il a du tuer ces 26 chiens. L'ami demande à Ari si lui-même a des séquelles de ses souvenirs durant cette guerre. Ari avoue qu'il n'en a aucun souvenir... Mais le lendemain une image de son passé de soldat refait surface. Une image récurrente qui reviendra régulièrement : il se voit, en pleine nuit illuminée par les bombardements, sortir de la mer, devant Beyrouth en ruines, en compagnie de deux camarades. Les 3 camarades regagnent la plage, se rhabillent et se dirigent vers la ville où ils croisent des femmes fuyant quelque chose en hurlant...
Ari va alors éprouver le besoin vital de retrouver ses souvenirs de soldat pour comprendre pourquoi cette vision le hante et va partir à travers le monde à la recherche de ses anciens compagnons d'arme afin de reconstituer le puzzle d'une guerre sanglante et comprendre le rôle qu'il y a joué... Les souvenirs vont alors refaire peu à peu surface, l'amenant à reconstituer l'histoire.
 
Un film fort sur un événement de l'histoire de la guerre au Liban que je suis obligée de taire si jamais vous n'avez pas vu le film et que vous voulez le voir !... J'en ai d'ailleurs déjà trop dit !

 




mercredi 16 octobre 2013

Défi guitare

C'est mon prochain défi guitare : "Let her go" de Passenger. Les accords sont simples mais la chanson est assez compliquée dans son rythme et j'ai aussi du mal avec la rythmique guitare. Mais avec un peu de persévérance, ça devrait le faire !
 

 
 
D'ailleurs, il faudrait qu'un de ces jours, je fasse (comme je l'ai déjà dit, le ridicule ne tue pas !) des vidéos de mes deux derniers apprentissage guitare, "La liste" de Rose et "Aux armes" de Melissmell...

mardi 15 octobre 2013

Belles phrases # 9


"Parler de ses peines, c'est déjà se consoler"

Albert Camus

dimanche 13 octobre 2013

Dimanche, 14h30...

Joli moment de chanson réunissant trois artistes que j'aime interprétant cette belle chanson d'Anne Sylvestre...
 

vendredi 11 octobre 2013

Major !

 
 
Ces derniers mois ont été professionnellement un peu compliqués pour moi. En effet, suite au départ, fin mai, d'une collègue qui ne devait être remplacée que fin août, puis suite au départ rapide de sa remplaçante début septembre, ma charge de travail a été multipliée par deux, avec tout le stress qui allait avec. Au même moment, j'avais à préparer un concours auquel j'étais candidate. L'écrit, un dossier à réaliser, était à déposer début juillet. J'ai donc réalisé ce dossier un peu "à l'arrache" et dans des conditions de fatigue hors norme ! J'ai même failli y renoncer mais des collègues m'ont encouragée à le déposer absolument. J'ai donc réalisé ledit dossier en un week-end.
 
L'oral de ce concours a eu lieu mardi dernier. J'y suis allée peu convaincue car je n'avais, là encore, rien préparé faute de manque de temps, et surtout de besoin de me reposer lorsque j'en avais un peu, du temps ! J'ai donc commencé à réviser et à m'entraîner... la veille de l'oral ! Alors que j'attendais mon tour, assise sur une chaise inconfortable, je me demandais franchement ce que je faisais là et pourquoi je m'infligeais une telle pression et un tel stress !
 
Mon tour arrive. Je me retrouve assise face à un jury de 6 personnes. Je commence l'épreuve par mon exposé de carrière comme c'était prévu. Cela se passe à peu près bien. Vient ensuite le temps (20 minutes) des questions des membres du jury. Celles-ci fusaient, de droite, de gauche, d'en face... Même si je ne m'y étais prise que la veille pour réviser, j'ai quand même potassé, potassé, potassé... Appris, retenu une foule d'informations. Bien sûr, comme cela arrive souvent, les trois quarts des questions qui m'ont été posées portaient sur des sujets sur lesquels j'avais fait l'impasse, et je me suis dit, après coup, que j'aurais du compter le nombre de fois où j'ai dit "je suis désolée, je ne sais pas !"... Cet oral fut pour moi une véritable épreuve, une torture presque, un truc psychologiquement difficile à gérer. J'en suis donc sortie avec un sentiment d'échec mais sans réelle déception car je me disais que si j'échouais, ce ne serait pas grave, il n'y aurait pas mort d'homme, il y a plus important dans la vie. Ce qui m'avait rassurée, c'est que les autres candidates que j'ai vu sortir de l'épreuve, avaient le même sentiment d'échec.
 
Jeudi matin, je me connecte sur le site dédié pour voir si, par hasard, les résultats étaient publiés, et là, le choc ! La surprise, l'incompréhensible, le pas-croyable, le "c'est dingue", le "j'y crois pas", le "non mais je rêve", le "ça doit être une erreur".... C'est mon nom que je vois en première position de la liste principale ! Je me dis que j'ai la berlue, je relis... non, c'est bien moi, en plus, il y a mon nom de jeune fille et mon nom marital !
 
Pour conclure, je n'ai sans doute pas été si nulle que ça, et comme me le dit une collègue : "Véro, arrêtes d'avoir une opinion négative de toi-même et de te sous-estimer, ce concours, tu le méritais et j'étais certaine que tu l'aurais !".
 
Voilà, cela fait un peu "je me vante", mais quand même, cette première place au concours est une satisfaction personnelle et une réelle fierté, un sentiment incroyable de la reconnaissance de mon travail, de mon professionnalime et de mon dévouement, et surtout, dans les conditions de travail que furent les miennes ces derniers temps. Alors oui, en fin de compte, j'ai envie de le dire, de dire qu'à presque 45 ans, et alors que le dernier examen passé date de plus de vingt ans, j'ai pu terminer "major" d'une épreuve importante dans ma vie et pour mon avenir...

lundi 7 octobre 2013

Saveurs d'automne...

Eh oui, l'automne est bel et bien là, et avec lui, ses belles saveurs à déguster ! En cette journée grise et pluvieuse que nous avons eue hier, nous avons donc fait plaisir à nos papilles avec ces petites choses :
 
Une délicieuse salade d'endives, roquefort, noix et pommes. Ces saveurs se mélangent à merveille et la pomme adoucit l'acidité de l'endive :


Mais ce qui a énormément contribué au goût subtil de cette salade, c'est son assaisonnement : une délicieuse huile grand cru de Olivier & Co, et surtout... surtout, cette chouette découverte : du balsamique à la vanille de Papouasie. Passez-moi l'expression mais ce balsamique à la vanille est une véritable tuerie et se mariait merveilleusement avec l'ensemble du plat ! Une saveur à découvrir absolument et je pense que je vais tenter de nombreuses expériences culinaires avec ce vinaigre !





Et au goûter, ce subtil thé "Sirop d'érable/Noix". Là encore, une explosion de saveurs automnales !

 

jeudi 3 octobre 2013

Je ressors mes aiguilles à tricoter !

Cela fait quelques mois que je n'ai plus fait de tricot, et le manque commence à chatouiller mes doigts ! Je me lance donc dans un nouvel ouvrage et devinez ce que je vais tricoter ? Je vous le donne en mille..... des carrés au point mousse bien sûr ! La seule chose que je sois capable de tricoter correctement sans avoir à me concentrer, sans avoir à réfléchir aux mailles et en fin de compte, la seule chose qui me détende et que je suis même capable de tricoter sans regarder ! Oui oui je sais, je suis une petite joueuse de ne me cantonner qu'à ce simplissime exercice, mais pour le moment, c'est encore juste ce qu'il me faut pour me détendre et me faire plaisir, alors tant pis si je ne persévère pas vers autre chose puisque le but est de me faire plaisir !
 
Me voici donc repartie pour tricoter quelques 77 carrés réalisés avec 15 pelotes de cette laine de la Bergère que j'aime tant tricoter ! Le but du jeu : réaliser un plaid patchwork pour ma petite maman, afin de recouvrir ses petites jambes, pour la protéger du froid quand elle regarde la télé. J'ai choisi 3 couleurs assorties à son tapis persan. Objectif : l'avoir terminer pour Noël (de quelle année ? me demande mon Philou goguenard !)
 

mardi 1 octobre 2013

Le retour de la talentueuse danoise !



Le deuxième album d'Agnès Obel, "Aventine", est sorti hier et je peux vous dire que c'est un pur plaisir pour les oreilles, comme le fut d'ailleurs son premier album "Philharmonics".
 
On y retrouve la grace, la classe, l'élégance de la belle danoise, son timbre de voix si doux aux oreilles et sa musicalité toute en finesse. J'aime toujours autant sa musique mettant en scène des instruments classiques, et, plutôt que le clip officiel, je préfère partager avec vous ce magnifique live au Heimathafen Neukölln de Berlin. Perso, je suis complètement transportée ! C'est envoûtant !

 


dimanche 29 septembre 2013

Un très beau cadeau...

Il y a quelques jours, une étudiante en fin de cursus m'a offert ce magnifique stylo pour me remercier de ma gentillesse et de l'accompagnement, l'encouragement et le soutien que je lui ai témoigné tout au long de son année universitaire. Je précise qu'il s'agit d'une étudiante adulte qui a repris ses études pour faire un Master en formation continue et pour qui il n'était pas évident de reprendre un rythme universitaire, je m'attache donc particulièrement à ce public FC qui doute beaucoup et qui a besoin d'être encouragé pour mener à bien cette année difficile.
 
Elle m'offre donc ce très beau stylo....
 
 
 
.... Et s'inquiète à l'idée de ne pas avoir choisi la bonne couleur. Je peux l'échanger si je veux... Voici la preuve en image qu'elle a choisi la bonne couleur qui se marie à merveille avec mon agenda et mon cahier de travail :


vendredi 27 septembre 2013

Coup de coeur musical...

Je viens de découvrir Barcella qui je trouve, au-delà d'être chanteur, est un véritable poête, un troubadour de la nostalgie...

C'est son dernier album, "Charabia" que j'ai pris au hasard à la médiathèque, parce que le nom de l'artiste, le titre de l'album et la cover me plaisaient beaucoup.

J'ai particulièrement été émue par le titre "L'âge d'or" dont les paroles m'ont touchée en plein coeur et sont venues cueillir tous mes souvenirs d'enfance.

Voilà. Je vous laisse écouter cette très belle version accoustique avec un sublime accompagnement piano à quatre mains...

mercredi 25 septembre 2013

Tout ce que j'aimais

 
 
Ce que je savais de Siri Hustvedt était qu'elle est la compagne de Paul Auster et que l'on m'avait chaudement recommandé de lire "Un été sans les hommes". C'est en ne le trouvant pas à la médiathèque que je me suis rabattue sur "Tout ce que j'aimais" puisque, Siri Hustvedt faisait de toute façon partie des écrivains que j'avais envie de découvrir, et j'ai bien fait !
 
"Tout ce que j'aimais" est un roman passionnant, rondement mené et à l'écriture sublime. Vraiment, de la belle littérature comme cela faisait un petit bout de temps que je n'en avais pas lu. Et franchement, l'histoire mais également donc, l'écriture m'ont rappelé ce qu'est un vrai bon bouquin !
 
Nous sommes à New York, entre la fin des années 70 et le début des années 90. Deux couples se lient d'amitié par le biais de leurs activités artistiques et intellectuelles. Un fils naîtra quasiment au même moment dans chaque foyer et nous suivrons durant la première partie du roman, l'évolution de leurs vies, de leurs amours, de leurs travaux, nous verrons grandir peu à peu Matt et Mark, leurs fils respectifs. Mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et un drame frappera chacune des deux familles. C'est là, en deuxième partie du roman que tout va basculer. Là où l'on sentira monter un sentiment de mal-être et d'angoisse palpables, là où l'histoire commencera à devenir glaçante...
 
Entre amitié, amour, art, psychologie, folie, schizophrénie, hystérie..., Siri Hustvedt dresse un véritable portrait de l'univers intellectuel new-yorkais et nous emporte dans les méandres des sentiments et des émotions.
 
Je vous conseille vraiment la lecture de ce livre qui m'a tenu en haleine et dont j'ai énormément apprécié l'univers.

Extrait :
"Comme la plupart des émotions, cette sorte de peur indéfinie est une masse brute de sensations qui compte sur les mots pour se définir. Mais cet état interne affecte bientôt ce qui se trouve théoriquement en dehors de nous et j'avais l'impression de sentir dans les pièces de mon appartement et de celui de Violet, dans les rues de la ville et jusque dans l'air que je respirais la puanteur d'une menace diffuse et générale. [...] Je savais que ce que je craignais se trouvait au-delà de toute raison, et que l'absurde aussi peut être réel."

mardi 24 septembre 2013

Merci !

Merci à vous qui avez joué le jeu ! A celles que je connais déjà, par blogs interposés ou dans la "vraie vie" et à celles qui se sont dévoilées et dont j'ai été ravie de faire la connaissance. Merci vraiment pour vos commentaires !
 
Merci surtout pour vos remarques, suggestions et compliments qui m'ont beaucoup touchée, m'ont émue, au point parfois de sentir une larme pointer.
 
Je me dois donc dès à présent de prendre en compte vos conseils et notamment celui concernant les échanges suite aux commentaires. Alors je vais vous avouer que je manie assez mal l'outil internet et que je ne sais absolument pas comment créer un lien d'abonnement ou une newsletter, et encore moins comment pouvoir vous répondre via une adresse mail. Je sais que je pourrai faire l'effort de chercher ! Ce que je vous propose, c'est qu'en attendant, je réponde à vos commentaires et questions, suite à vos propres commentaires. Je suis consciente que c'est une manip qui vous obligera à retourner consulter l'ensemble des commentaires laissés à mes articles, mais c'est un début !

Merci encore à toutes, vous me donnez envie de continuer à alimenter cet espace de mes coups de coeurs, découvertes et petits bonheurs quotidiens !

Je vous embrasse...

L'arbre de vie de Klimt

mardi 17 septembre 2013

Qui êtes-vous, vous qui passez par ici ?

J'ai certainement quelques lecteurs/lectrices dans mon petit espace de partage... Des fidèles peut-être, des occasionnels sans doute...
 
Mais qui êtes-vous, vous que je ne vois pas à travers ma page de blog ? Qui êtes-vous, vous qui me lisez régulièrement ou de temps à autre ? Allez, je tente l'expérience : ami(e)s, famille, connaissances, inconnu(e)s, collègues peut-être ?... dévoilez-vous et venez me faire un petit coucou. Si vous ne vous êtes jamais manifestés, osez le faire et puis dites-moi ce que vous pensez de cet espace, de mes petits carnets, ce qui vous plait, ce qui ne vous plait pas... Aujourd'hui, c'est moi qui sort de mon trou pour faire connaissance avec vous. Vous jouez le jeu ?


lundi 16 septembre 2013

Lecture de vacances # 4

 
 
 
J'ai beaucoup aimé l'intrigue et la manière dynamique dont était construit le roman : alternance de chapitres racontés tour à tour par Amy et Nick. Amy, qui raconte, à travers son journal comment elle a rencontré Nick, comment ils se sont aimés et combien leur vie de jeune couple brillant était belle avant leur installation dans le Missouri natal de son époux. Nick, dont la narration commence par la mystérieuse disparition de sa femme...
 
Qu'est-il arrivé à Amy ? C'est ce que Nick va chercher à comprendre à travers les énigmes laissées par Amy à l'occasion de leur anniversaire de mariage, date de sa disparition, et petit jeu de piste qu'elle avait coutume chaque année de faire faire à Nick, jeu qui devait le conduire au cadeau d'anniversaire. Mais la disparition d'Amy va émouvoir toute la petite communauté de leur ville et quelques vérités vont éclater. Nick, d'abord soupçonné d'avoir assassiné sa femme, va se battre pour sa défense, aidé en cela par sa soeur jumelle Margot et par une inspectrice de police qui croira en lui jusqu'au bout. Il mènera en outre sa propre enquête, voire contre-enquête pour sauver sa tête !
 
Ce thriller psychologique nous plonge, au fur et à mesure de sa lecture, dans une descente aux confins de la manipulation psychologique, de la machination et de la folie. J'ai pris une sacrée claque au fur et à mesure où je tournais les pages et où l'intrigue se déroulait et avançait sous mes yeux, mais j'ai également pris une sacrée claque lors du dénouement final où la déception fut à la hauteur de mon enthousiasme préalable ! Dommage d'être restée sur cette déception finale car de bout en bout, même si parfois le scénario était un peu gros, l'intrigue fut rondement menée !
 
Une bonne lecture de vacances cependant !
 
 
Ma photo est amusante car en fait, la robe de la femme sur la couverture ressort normalement en relief argenté, et sur ma photo, le parasol jaune s'est reflété dedans !
 

dimanche 15 septembre 2013

L'oiseau

Cela faisait un moment que je voulais voir L'oiseau d'Yves Caumon avec Sandrine Kiberlain. Je savais que ce film allait me plaire mais je pense qu'à l'inverse, beaucoup de personnes ont du ne pas aimer les lenteurs, les longueurs et la pauvreté des dialogues. Je les ai au contraire aimés, tout comme l'esthétique du film, les plans, la manière dont on ressent tous ces sentiments déchirés, bousculés... On sent que Anne, le personnage joué par Sandrine Kiberlain, traîne en elle quelque chose de déchirant, de douloureux, on sent la souffrance, la solitude, la crainte des autres...
 
Je pensais au début qu'il s'agissait d'un film sur la solitude, ça l'est certes, mais c'est aussi un film sur le deuil, sur un deuil en particulier, un deuil difficile à surmonter et pour lequel la plupart du temps on survit. L'oiseau du film, même s'il est de chair et de plumes, est un véritable symbole qui va sortir Anne de sa solitude et de sa torpeur...
 
Un magnifique film sur la "résurrection" qui parle tout en douceur et en sentiments des effets d'un drame familial.
 



samedi 14 septembre 2013

Muze d'automne...



Le Muze d'automne est sorti ! Et je vais encore me répéter mais, comme à chaque fois, on y trouve une chouette couverture, un super sommaire et de quoi s'enrichir culturellement et visuellement !
 
Grace à Muze, j'ai d'ailleurs découvert le magnifique travail de la photographe Juliette Bates :