Je l'ai ressorti durant les vacances de Noël, me décidant à terminer cette relecture afin de me dire enfin "c'est fini". J'ai bien fait de m'y replonger : il y avait encore des fautes de frappe, de syntaxe et de ponctuation.
Enfin, je l'ai fait lire à une personne de confiance qui me connaît suffisamment pour savoir ce que j'ai traversé, mais pas assez pour ne connaître que la partie visible de l'iceberg. Elle connaissait uniquement la surface car seuls mes très proches connaissaient la profondeur de l'histoire. J'ai eu un retour très positif, elle m'a dit avoir été "happée" par l'histoire, à tel point d'avoir eu du mal à lacher le manuscrit et d'être pressée d'arriver à la fin, pour savoir... Elle a été très touchée par ce qui en ressortait principalement : la dûreté de l'histoire et le puissant amour qui se dégageait de ma relation avec mon mari. Elle a été touchée par les sentiments qui émergeaient des mots : la souffrance, la douleur, le désespoir, mais aussi la légèreté, l'humour, la sensibilité, la sérénité... Ce sont effectivement les qualificatifs qui décrivent le mieux la trame de l'histoire. Niveau littéraire, elle m'a dit que la plume s'affirmait au gré du récit. Le début est timide, comme si je m'excusais d'écrire, puis la plume se délie, se dénoue, s'envole, s'affirme et devient fluide comme si je prenais de l'assurance au fur et à mesure que j'écrivais. Cela dit, ce n'est pas de la grande littérature, loin de là !
Ce manuscrit de 200 pages, c'est cinq années de ma vie. Il évoque le combat douloureux que j'ai vécu, les années de souffrance que j'ai traversées, mais le mot "fin" ouvre la voie de la sérénité et du bonheur enfin atteint, même si "tu n'est jamais venu"...