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jeudi 28 janvier 2016

Carnets de voyage # Karukera 15

Mercredi 31 décembre 2014

Adieu foulard, adieu madras,
Adieu grain d'or, adieu collier choux,
Doudou an mwen ki ka pati
Hélas, hélas cé pou toujou.
Doudou an mwen ki ka pati
Hélas, hélas cé pou toujou.

Eh oui, adieu Gwada que nous avons tant aimée !
 
Voici venu le jour du départ et c'est plein de tristesse mais emplis de merveilleux souvenirs que nous allons rejoindre la grisaille alsacienne de janvier ! Après un dernier bain à Sainte-Anne et des instants mémorables dans les dernières heures de notre séjour (basculer dans un fossé avec la voiture de location la veille du départ, juste pour avoir voulu acheter une pizza, devoir jeter mon maillot de bain complètement élimé...) nous prenons la direction de l'aéroport aux Abymes. Nous allons passer le réveillon de la Saint-Sylvestre 2014-2015 à bord d'un avion qui nous ramène du paradis ! Mais une chose est certaine, nous reviendrons !




Carnets de voyage # Karukera 13-14

Lundi 29 et Mardi 30 décembre 2014

Notre séjour touche malheureusement à sa fin, et nous profitons de ces deux dernières belles journées chaudes et ensoleillées pour farnienter sur notre chère plage de Sainte-Anne, profiter des délicieux repas de Monsieur Coco Nack et Madame L'Océ-Anne, nous enchanter des délicieuses conversations de Monsieur Pierrot, Chantal, Bernard et toute la petite bande de retraités girondins et vendéens qui ouvrent leurs chaises pliantes à proximité de nos serviettes (à moins que ce ne soit nous qui étendons nos serviettes à proximité de leurs chaises pliantes !)... Des moments de pur bonheur, de détente, d'enchantement...
Qu'il sera difficile de quitter cet archipel merveilleux, du soleil, des couleurs, des rencontres plein la tête et de très agréables souvenirs...









Carnets de voyage # Karukera 12

Dimanche 28 décembre 2014

Une belle journée ensoleillée s'annonce et nous avons réservé une table à la Ferme Acquacole de Pointe-Noire sur Basse-Terre. L'endroit nous avait beaucoup plu la semaine dernière et nous y avions si bien déjeuné qu'il était une évidence d'y retourner avant de repartir !
Nous reprenons la route de La Traversée et faisons une halte sur la plage de Malendure pour profiter d'une petite heure de baignade pour Philou et de snorkeling pour moi. Je n'ai pas la chance de pouvoir nager à nouveau avec les tortues (on les observe plutôt en fin d'après-midi) mais je peux en revanche voir une multitude de poissons tropicaux.
Nous rejoignons donc la Ferme Acquacole. Le temps chaud et ensoleillé nous permet cette fois-ci de déjeuner sous les arbres au bord de l'étang, dans ce magnifique parc arboré. Je me régale à nouveau de ces délicieux rois des sources, les ouassous, tout aussi savoureux que la dernière fois. Et cette sauce !
Nous décidons de rentrer par le sud de Basse-Terre et de faire une halte à la Soufrière particulièrement dégagée aujourd'hui. La journée est malheureusement trop avancée pour en envisager l'ascension et nous contentons d'une petite balade sur le début du parcours. La nuit tombe en effet très tôt sous ces latitudes et il faut compter quatre heures de marche pour cette randonnée. Nous sentons malgré tout sans problème l'odeur prononcée de soufre qui se dégage du coin !
Enfin, une petite halte à Sainte-Marie, lieu où débarqué officiellement Christophe Colomb, puis retour au bercail !














jeudi 12 février 2015

Carnets de voyage - Karukera # 5


Dimanche 21 décembre 2014

Nous décidons, en cette belle journée qui s'annonce, d'aller à Bouillante, sur la côte ouest de Basse-Terre où se trouve la plage de la Malendure, réputée pour ses spots de plongée et sa réserve Cousteau. 
Comme nous avions pris la route de la Traversée la dernière fois que nous sommes allés de ce côté de l'île, nous choisissons aujourd'hui de prendre la route côtière via Petit-Bourg, Goyave, Capesterre-Belle-Eau, Trois-Rivières, Basse-Terre et Vieux-Habitants (que j'aime les noms des communes antillaises !). 
A Trois-Rivières, nous apercevons les reliefs des Saintes où nous sommes impatients de nous rendre ! La route est agréable, alternant des incursions dans les terres nous permettant d'apercevoir la Soufrière et les magnifiques pentes luxuriantes des monts de Basse-Terre, et des itinéraires côtiers nous permettant d'apprécier la beauté de la vue. Tous ces paysages sont vraiment magnifiques, et nous n'arrêtons pas d'être ébahis de pouvoir profiter de toutes ces beautés en cette fin décembre. Nous arrêtons fréquemment pour photographier ici une bananeraie, là une caféière...

Nous nous arrêtons à mi-chemin entre Bouillante et Malendure pour déjeuner à La Touna, un resto très sympa face à l'îlet Pigeon, également appelé îlet Goyave, "Pigeon" étant le nom du propriétaire terrien au XVIIème siècle. L'îlet est un site naturel classé faisant partie du Parc National de Guadeloupe et reconnu comme réserve de biosphère par l'UNESCO. Les fonds marins alentour sont riches en espèces : tortues marines, langoustes, poissons tropicaux, coraux... A ce titre, ce site est très fréquenté par les amateurs de plongée et snorkeling.

Je reviens à ce petit resto sur lequel nous avons jeté notre dévolu, et nous décidons de nous faire plaisir sans nous priver : ce resto sera en quelque sorte notre "repas de Noël" (oui car à ce stade, nous ignorons encore ce que nous ferons le 24 et le 25 décembre, et cela vaudra largement ce que nous avons décidé être notre "repas de Noël" !).
Nous commençons par un petit apéro (heuuu... deux en fait !) sur la terrasse, vautrés dans des fauteuils de jardin, faces à l'îlet Pigeon : planteur bien sûr, et rillettes de thon maison délicieuses. Il fait un soleil magnifique et déjà bien chaud. Nous sommes pieds-nus sur le teck de la terrasse, chapeau de paille vissé sur la tête, lunettes de soleil indispensables, détente totale ! Au final, nous nous serons régalés d'une "simple" assiette créole. Je mets volontairement "simple" entre guillemets car beaucoup de personnes penseraient que ce n'est qu'un simple assortiment, et que pour des personnes qui souhaitaient faire leur "repas de Noël", ce n'est pas la panacée ! Que nenni ! Pour nous, cet assortiment de boudin créole, boudin de poisson, accras, crabe farci et lambi farci est un pur bonheur !

Allez, direction la plage de Malendure où nous chaussons nos palmes, ajustons nos masques et tubas pour deux heures de snorkeling. Après un petit barbotage près des rochers où nous pouvons observer des poissons tropicaux colorés, une petite raie et un poisson-lion, nous palmons vers le large, au-dessus d'une prairie d'algues. Là, un moment de grâce nous est offert. Un incroyable moment de bonheur : nous apercevons une, puis deux, puis trois tortues ! Je réussis même à "accompagner" l'une d'entre elle dans la nage, et c'est vraiment pour moi, un moment de grâce que je n'oublierai jamais.

Après ces deux heures intensives de snorkeling, nous regagnons la plage, épuisés, mais heureux. C'est précisément à cet instant qu'une grosse averse choisit de tomber. Nous récupérons toutes nos affaires et courons vers la voiture ruisselants, pleins de sables et hurlant de rire !














samedi 7 février 2015

Carnets de voyage - Karukera # 4


Samedi 20 décembre 2014

Après une courte nuit agitée (la fiesta zouk qui s'est terminée en chants de Noël a pris fin à 4 heures, on aurait du y aller tiens !), nous nous apercevons que la pluie tombe à verse. L'instant même de traverser le parc pour aller au petit-déjeuner, nous sommes trempés ! Heureusement qu'avec la chaleur, nous séchons vite ! Pourvu que cette pluie cesse rapidement et laisse enfin la place au soleil !

Nous décidons aujourd'hui d'aller découvrir la Pointe des Châteaux qui ne se situe qu'à 7 kilomètres de notre hôtel. C'est un endroit très beau et sauvage qui nous rappelle un peu la Bretagne : une côte rocheuse et déchiquetée battue par les vagues, sauf qu'ici, les vagues sont turquoises !
Mais il n'y a pas plus de château sur cette pointe que sur celle du Raz ! Elle s'appelle ainsi car en 1683, la communauté religieuse des Capucins s'y est installée et en fait sa paroisse : la paroisse des Châteaux. En 1951, une croix fut érigée sur le monticule rocheux de la pointe des colibris. Elle a depuis été remplacée par une autre croix beaucoup plus grande. Ce panorama nous offre une vue magnifique sur la Désirade, Marie-Galante, et au loin, Basse-Terre.

Je profite de ce petit aparté historique pour préciser que la commune de Saint-François, où nous résidons, a été ainsi appelée car les Capucins l'avaient mise sous le patronage de Saint-François d'Assise.

Grimper jusqu'à la croix nous fait les jambes déjà endolories par l'escalade des rochers du saut d'Acomat, mais peu importe, l'effort en vaut la peine ! Ce qui est moins drôle, c'est que tout cela se fait sous la pluie ! Il paraît que ce site est l'un des plus touristiques de Guadeloupe, nous avons eu la chance de ne croiser quasiment personne puisque nous y étions très tôt le matin, ce qui nous a permis, sur la route du retour, de nous arrêter flâner au village artisanal avant de rallier Saint-François pour en découvrir son centre. Les halles occupent le petit centre de Saint-François et le marché circulaire très typique en fait le tour : épices, rhum, fruits exotiques, plats typiques... tout est coloré et odorant, un vrai plaisir ! Nous décidons ensuite d'aller sur Sainte-Anne pour le déjeuner. Entre deux rayons de soleil, de grosses averses nous trempent de la tête aux pieds ! La plage municipale de Sainte-Anne est superbe et bordée de petits restos colorés et attrayants. Notre choix se porte sur l'Océ-Ann qui propose du poulet boucané. Nous avons remarqué que peu de restos proposent ce plat alors qu'on en trouvait à tous les coins de rue à la Martinique. Comme nous adorons cela, nous nous posons à l'intérieur de cette petite paillote très sympa, le temps ne nous permettant pas de manger les pieds dans le sable ! Après une bonne assiette d'acras, nous nous régalons de ce fameux poulet boucané généreusement servi avec du riz et des pois-pays (légume oscillant entre le petit pois et la lentille, très fréquemment servi en période de Noël, et délicieux !). Nous adorons l'ambiance de ce petit resto à la bonne franquette où le poulet boucané est réellement boucané dans cette espèce de gros barbecue fermé qui enfume passablement les lieux, mais c'est aussi ce qui en fait son charme !

Le beau temps semblant finalement vouloir s'installer pour la fin de la journée, nous décidons d'aller farnienter sur la plage de la Caravelle qui est la plage du Club Med et qui, d'après notre guide touristique est l'une des plus belles plages de Guadeloupe, ce qui attise notre curiosité. Bien qu'appartenant au Club Med, cette plage est publique, il faut juste trouver la combine pour y accéder car l'accès est un peu caché ! Nous tentons d'y aller en prenant une espèce de chemin de terre qui ne paye pas de mine, nous longeons même une espèce de grand restaurant qui semble faire "thé dansant" sur des airs de chants de Noël créoles (nous les aurons entendus ces magnifiques chants de Noël créoles, quelle ambiance !), nous devons traverser de grandes mares boueuses tout en nous demandant "mais où allons-nous ???", pour finalement arriver à un rivage rocailleux  et envahis d'algues malodorantes... C'est à se demander si la plus belle plage de Guadeloupe se trouve bien par ici ! Apparemment, notre route se termine ici, mais point de plage paradisiaque alentour quand nous remarquons sur notre droite, une espèce de grille qui s'ouvre lorsque nous la poussons. Encore quelques mètres et nous finissons par arriver sur cette fameuse plage ! Personnellement, je trouve que c'est légèrement exagéré de la considérer comme magnifique, elle n'est pas mal, certes, mais bon, nous en verrons de beaucoup plus belles et sauvages, et ce n'est pas parce que c'est la plage du Club Med qu'il faut en déduire qu'elle est paradisiaque !!! Pour l'heure, elle nous convient cependant parfaitement et nous étalons nos serviettes sur le sable, le deal étant de laisser les chaises longues aux Gentils Membres !!!

Ainsi se termine cette journée de samedi : se dorer au soleil, nager dans des eaux turquoises, bouquiner, apercevoir un énorme iguane courir sur la plage puis grimper à un palmier, profiter de la vie, tout simplement...












samedi 24 janvier 2015

Carnets de voyage - Karukera # 3


Vendredi 19 décembre 2014

Après une nuit de pluies torrentielles et de grosses bourrasques, nous sommes réveillés très tôt. Il va falloir nous habituer à ce décalage horaire qui est la cause de ces réveils très matinaux ! En même temps, cela nous permet d'être vite prêts et d'en profiter au maximum. Cela nous permet également d'être bien tranquille pour le petit-déjeuner !

Nous décidons aujourd'hui d'aller sur Basse-Terre et de traverser cette partie de l'île par la route de la Traversée qui porte très justement son nom ! Nous nous arrêtons à mi-chemin pour découvrir la cascade aux écrevisses. La pluie tombe par intermittence et l'atmosphère est très humide. La forêt tropicale nous donne l'impression d'avoir fait un bond dans la préhistoire à l'ère de l'Holocène ! Feuilles géantes, plantes luxuriantes, lianes qui semblent tomber du ciel et partout, des cris d'oiseaux. C'est une ambiance fascinante que j'aime beaucoup ! La petite cascade est charmante, et sur le chemin du retour, nous entendons un bruit qui ressemble à une scie circulaire ! Nous nous disons que quelque bûcheron doit couper du bois dans les parages, mais le bruit s'intensifie au moment où nous passons à proximité d'un arbre. Le volume sonore est vraiment très élevé et cela attise notre curiosité. Nous regardons en l'air, cherchant une bête quelconque quand tout à coup, notre regard, redescendant vers la base du tronc, aperçoit une énorme cigale !

Après cet intermède forestier, nous décidons d'aller jusqu'à Pointe-Noire. Nous avons entendu parler d'une ferme aquacole qui fait également table d'hôte et propose les ouassous dont elle fait l'élevage. Cet endroit est vraiment très intéressant. Quand nous arrivons, on nous explique qu'il est possible de visiter la ferme et le parc, qu'il est prévu qu'un guide nous explique le fonctionnement et la raison d'être de cet élevage et que nous pouvons donc déjeuner sur place, le tout pour une somme très modique ! Nous avons quelques minutes avant le démarrage de la visite et en profitons pour nous intéresser à Madame Vanille qui vend les épices qu'elle produit et récolte elle-même. Ceci est intéressant quand on sait qu'aux Antilles, la plupart des épices sont importées, ce qui peut sembler une aberration ! Les épices de Madame Vanille sont non seulement toutes aussi appétissantes les unes que les autres, mais elle est de surcroît très généreuse en explications culinaires et en conseils sur la façon d'accommoder ces épices. Nous ne pouvons que craquer sur les épices sauce chien, le colombo, le roucou, les graines à roussir, le kalinoga et les épices Caraïbes que je sais déjà bien mettre en valeur avec les brochettes de poulet !

La visite de la ferme aquacole commence. Le guide est vraiment très intéressant et surtout très doux dans sa manière de parler... Il me semble que c'est le patron, il est passionné par ce qu'il fait et la manière dont il en parle ne peut que passionner son auditoire ! Les ouassous sont donc des espèces d'écrevisses, mais leur apparence, et notamment la physionomie de leurs pinces, me fait plutôt penser à une espèce de grosse langoustine d'eau douce. Ouassous signifie "Roi de la Source". C'est une espèce qui qui naît donc dans les rivières, puis, larve trop petite pour avoir la force de se diriger, se laisse entraîner par le courant en direction de la mer où elle grandit. Une fois adulte, elle remonte le courant pour revenir jusqu'à la source de sa naissance. Ce qui fait donc sa particularité et sa saveur, c'est qu'elle aura vécu à la fois en eau salée et en douce. Pour en faire l'élevage, on doit la faire vivre dans un mélange d'eau douce et d'eau salée que l'on appelle de l'eau saumâtre. Mais pourquoi, me direz-vous, en faire l'élevage s'il s'agit d'une espère que l'on trouve dans les rivières guadeloupéennes ? Eh bien parce qu'il s'agit d'une espèce que l'on ne trouve quasiment plus à l'état sauvage. Elle est en effet en voie de disparition car dans les années 80, les cultivateurs de bananes ont utilisé à grande échelle, un insecticide très toxique qui a pollué les rivières. La principale molécule de cet insecticide a décimé les ouassous qui la concentraient à haute dose dans leur organisme. Il faut savoir que la plupart des ouassous servis dans les restaurants, sont importés d'Asie du Sud-Est. Pour déguster de véritable ouassous, il faut donc s'assurer qu'ils proviennent de l'une des deux fermes aquacoles encore en activité sur l'île. L'activité de cette ferme est donc très importante et nous souhaitons que cette exploitation continue à prospérer pour pouvoir perpétrer cette espèce dont je ne connais pas encore le goût. Mais cela ne saurait tarder !

Après un petit tour dans le parc aux nombreuses espèces végétales, nous prenons place pour le déjeuner. Nous avons beaucoup de chance car la table d'hôtes n'est ouverte que le vendredi midi et le dimanche midi, c'est pourquoi nous n'avons pas hésiter à rester pour le déjeuner car j'avais vraiment envie de découvrir ce met. Compte-tenu de la pluie qui ne cesse de tomber depuis un bon moment maintenant, les tables sont dressées sous une tonnelle. Après un chouette apéritif à volonté (planteur et ti-punch bien sûr !), on nous sert une assiette d'accras de loup des Caraïbes. C'est un véritable régal, et on sent bien qu'ils ont été préparés à l'instant (d'ailleurs, on a bien vu les cuisinières oeuvrer !). Nous connaissons les accras de morue, célèbre spécialité antillaise, mais c'est la première fois que nous goûtons aux accras de loup. C'est beaucoup plus fin et "aérien", une belle découverte culinaire ! Puis le plat principal arrive enfin. On me sert une magnifique assiette de ouassous accompagnés d'une sauce qui semble bien appétissante ! Au goût, il me semble bien que cette sauce est à base de vieux Rhum ! Quant aux ouassous, c'est un véritable délice ! On dirait effectivement de la langoustine mais en beaucoup plus fin, beaucoup plus "goûtu", et pourtant, la langoustine est déjà quelque chose de délicieux pour moi ! Philou n'a pas osé en prendre. N'étant pas très fruit de "mer", il a eu peur de ne pas apprécier et a préféré choisir un loup des Caraïbes provenant également de l'élevage. Le loup des Caraïbes est un poisson à la chair blanche et délicate qui se rapproche un peu du bar (pas le bar à vins hein, le bar poisson, sinon, on dirait plutôt que c'est le Philou qui se rapproche du bar !!!). Pour clôturer ce délicieux repas, parfait de bout en bout, nous nous régalons d'une banane flambée. 

Pour une bonne digestion, nous prenons ensuite la direction du saut d'Acomat. Nous rencontrons sur la route, une dame qui nous fait un signe. Nous nous arrêtons. Elle reconnaît certainement notre peau pâle de touriste fraichement débarqué et nous demande si nous cherchons Acomat. A notre réponse positive, elle nous dit "je peux vous y emmener si vous voulez, j'habite à côté !". Ni une ni deux, nous lui proposons de monter dans la voiture et allons même la déposer jusque devant sa porte. Ici en Guadeloupe, les gens doivent beaucoup marcher. Apparemment il y a peu de bus, ou alors à la circulation et l'itinéraire aléatoire et il est fréquent de voir des gens faire du stop, non pas en levant le pouce, mais en nous faisant signe de nous arrêter ! Il eut été malvenu de laisser cette dame âgée sur le bord de la route, d'autant plus qu'elle nous explique vraiment bien comment aller ensuite à Acomat que nous aurions peut-être eu du mal à trouver ! Le saut d'Acomat est une petite chute qui, au fil de la rivière, se transforme en petits bassins. L'accès pour y aller est difficile et nous cheminons de rochers en rochers, rendus glissants par les fréquentes averses. 

Nous terminons cette journée en rentrant par le nord de Basse-Terre : Deshaies, Sainte-Rose... De retour à l'hôtel, nous constatons qu'il n'y a malheureusement toujours pas d'eau, et que même l'eau du bungalow-citerne commence à se tarir  ! Nous nous rinçons tant bien que mal !

Les guadeloupéens aiment beaucoup faire la fête le vendredi soir. C'est une tradition et un moment important pour eux puisqu'ils se mettent même sur leur 31 ! La nuit sera bercée par les "flons-flons" d'une fête toute proche, une soirée zouk, laissant place vers 2 heures du matin à une série de chants de Noël en créole ! Ambiance...