Affichage des articles dont le libellé est Carnet de cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Carnet de cinéma. Afficher tous les articles

samedi 3 janvier 2015

Bilan 2014


En 2014 :

- j'ai pu profiter un peu plus de ma famille que les années passées et cela m'a fait beaucoup de bien.. Je renouvelle en 2015
- j'ai eu une année professionnelle un peu plus calme et normale qu'en 2013, et ça fait du bien à la santé !
- j'ai passé un nouveau concours, et à nouveau réussi !
- j'ai créé un club de lecture sur mon lieu de travail et l'expérience est très sympa !
- j'ai joué un peu de guitare, fait un peu de couture et pas mal de tricot (d'ailleurs, j'ai un petit quelque chose en cours pour une naissance à venir qui me fait extrêmement plaisir)
- j'ai fini l'année par un merveilleux voyage aux Antilles avec mon Philou : Noël sous le soleil des Caraïbes est une expérience fabuleuse !

En 2014, j'ai aussi :

- regardé 128 films sympas et mes 5 films préférés furent :

Hyppocrate
Amour
Café de Flore
La couleur des sentiments
Quelques heures de printemps



- lu 13 045 pages (soit 545 pages de plus qu'en 2013) - En bleu mon top 5 :



- Franny et Zooey (JD. Salinger)
- Eloge de la bâtarde (René de Ceccatty)
- Fille de (Carole Achache)
- Comment j'ai appris à lire (Agnès Desarthe)
- Tsubaki. Le poids des secrets 1 (Aki Shimazaki)
- Les insurrections singulières (Jeanne Benameur)
- Esprit d'hiver (Laura Kasischke)
- Madeleine Castaing (Jean-Noël Liaut)
- Mai en automne (Chantal Creusot)
- Réparer les vivants (Maylis de Kerangal)
- Pas assez pour faire une femme (Jeanne Benameur)
- Hamaguri. Le poids des secrets 2 (Aki Shimazaki)
- Tsubame. Le poids des secrets 3 (Aki Shimazaki)
- Wasurenagusa. Le poids des secrets 4 (Aki Shimazaki)
- Hotaru. Le poids des secrets 5 (Aki Shimazaki)
- Nancy Cunard (François Buot)
- L'asphyxie (Violette Leduc)
- Demain j'arrête (Gilles Legardinier)
- L'affamée (Violette Leduc)
- Ravages (Violette Leduc)
- Trésors à prendre (Violette Leduc)
- L'armoire des robes oubliées (Riikka Pulkkinen)
- La conjuration primitive (Maxime Chattam)
- Thérèse et Isabelle (Violette Leduc)
- La bâtarde (Violette Leduc)
- Elle marchait sur un fil (Philippe Delerm)
- Comment j'ai mangé mon estomac (Jacques A. Bertrand)
- L'atelier des miracles (Valérie Tong Cuong)
- En même temps, toute la terre et tout le ciel (Ruth Ozeki)
- Le pacte (Lars Kepler)
- A l'encre russe (Tatiana de Rosnay)
- Nous étions des êtres vivants (Nathalie Kuperman)
- L'incroyable histoire de Wheeler Burden (Selden Edwards)
- Vango Prince sans royaume T2 (Timothée de Fombelle)
- La faiseuse d'anges (Camilla Läckberg)
- Il (Derek Van Arman)
- Just kids (Patti Smith)
- Le rêveur (Pam Munoz Ryan)
- L'hypnotiseur (Lars Kepler)
- Mécanismes de survie en milieu hostile (Olivia Rosenthal)
- La peau de l'ours (Joy Sorman)
- Et devant moi, le monde (Joyce Maynard)


... et quelques BD dont mes préférées furent :




 - écouté de la musique... Mon top 8  :


Alex Beaupain
Aline
Caracol
Elisa Jo
Giedré
Liz Van Deucq
Original Folks
Pendentif


Je vous souhaite une belle année 2015, pleine de bonheur, de joie et de culture !


dimanche 23 novembre 2014

Café de Flore




Je viens de prendre une énorme claque en regardant ce magnifique film avec Vanessa Paradis : Café de Flore. J'étais en larmes à la fin du film, et alors que j'écris ces quelques lignes, j'ai encore les yeux gonflés et humides et suis toute retournée par cette histoire !

Je ne sais pas vraiment comment vous résumer l'histoire, car elle est au demeurant un peu compliquée. J'ai passé la majeure partie du film à me demander quel pouvait bien être le lien entre ces deux histoires se déroulant à 42 ans d'écart et dans deux pays différents. Il faut vraiment se concentrer tout le long du film et surtout persévérer à le suivre et le regarder jusqu'au bout car la chute est énorme et bouleversante !

Je vais tout de même tenter de vous dresser un résumé de ce chef d'oeuvre : 

1969, Paris. Jacqueline, maman de Laurent, jeune enfant trisomique qu'elle chérie plus que tout au monde, tente tout pour que son enfant ait une vie la plus normale possible. Quand Véronique, fillette trisomique entre dans la vie de Laurent, c'est l'éclosion d'une tendresse et d'un amour indicible. Jacqueline aura du mal à supporter cet amour qui s'immisce entre son fils et elle...

2011, Montréal. Antoine a tout pour être heureux : un job qui le passionne, une jolie maison, de beaux enfants, des parents adorables et une femme superbe. Mais il est divorcé de son amour de jeunesse qui pensait qu'entre elle et lui, ce serait pour la vie. Son ex-femme ne cesse de penser à lui et est persuadée qu'ils étaient des "flammes jumelles" : deux êtres censés s'aimer pour la vie éternelle....

Je ne peux pas en dire plus ! Si je vous ai donné envie de regarder ce film, ne lâchez pas l'histoire au début car elle vous parait incohérente et trop psychologique. Accrochez-vous jusqu'au bout, saisissez tous les petits détails qui peuvent vous mettre sur la piste du dénouement final, accompagnez les protagonistes dans leur cheminement et peut-être comme moi, vous serez scotchés par la thématique du film dont je ne vous parlerai pas !!!


vendredi 31 octobre 2014

La couleur des sentiments

 
 
 
Probablement le plus beau et le plus émouvant des films que j'aurais vus cette année ! Je n'ai pas lu le livre de Kathryn Stockett mais le film de Tate Taylor est remarquable sur un sujet dramatique voire parfois glaçant. J'ai versé beaucoup de larmes, mais j'ai ri également ! J'ai aussi beaucoup vociféré contre ces pestes de maîtresses de maison ! Bref, ce livre/film, porte bien son nom, car des sentiments, on en voie de toutes les couleurs !
 
 

 
 
 
Synopsis : Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement...

dimanche 24 août 2014

Flore


Bande-annonce bouleversante pour un film qui promet d'être émouvant et qui me touche profondément...



mercredi 26 mars 2014

Icones de la nouvelle vague

 
 
Je suis tombée tout à fait par hasard sur ce DVD, "Deux de la vague", retraçant les parcours respectifs de François Truffaut et Jean-Luc Godard, et mettant en parallèle leurs carrières, de leurs jeunes débuts et de leur amitié à leur rupture. C'est Truffaut qui mis le pied à l'étrier de Godard et qui lança plus ou moins sa carrière, qui lui "offrit" un scénario, celui de "A bout de souffle" que Godard adapta à sa façon... Truffaut et Godard qui se "partagèrent" les talents de Jean-Pierre Léaud, un Jean-Pierre Léaud formaté à coups d'Antoine Doinel chez Truffaut mais qui réussit parfaitement à transformer l'essai chez Godard... Truffaut qui restera sur une nouvelle vague plus classique quand Godard pris quelques chemins de traverses artistiques parfois critiqués et incompris... Chacun a suivi son propre chemin donc, une séparation qui les mena à la dispute, à la rupture... Ce que je retiens, moi, en tant que passionnée de ce cinéma de la nouvelle vague et admiratrice de Truffaut et Godard, c'est que ces deux géants, malgré leurs différends, ont su faire rayonner leur talent.
 
Et puis ce fabuleux casting de Jean-Pierre Léaud, tout jeune, pour le film de Truffaut "Les 400 coups" : j'adore son "et puis vous aviez dit un gars qui soit gouailleur, oui, c'est pour ça, parce que le gars penseur, moi... non !"...  Comment il raconte ça, quelle spontanéité, quel naturel ! Appréciez :


 


 


vendredi 17 janvier 2014

La voleuse de livres # 2

En juillet dernier, j'ai lu et adoré "La voleuse de livres". C'était ici

J'apprends à l'instant que cette très belle histoire est portée au cinéma et sortira dans quelques semaines sur les écrans :
 


vendredi 6 décembre 2013

La grande évasion de Madiba



Voilà, il s'en est allé... Le Père de la nation arc-en-ciel, le symbole de la liberté et de l'égalité, l'homme qui fait l'unanimité dans tous les coeurs s'est éteint...
 
Je fais partie de cette génération qui était jeune et fougueuse dans les années 80 et qui était touchée par ces événements tels que la lutte anti-raciste avec le mouvement "Touche pas à mon pote", ou la chute du mur de Berlin, ou donc encore, le combat contre l'apartheid et le soutien pour la libération de Nelson Mandela... Voilà, il s'en est allé et j'ai versé ma petite larme d'émotion pour ce Grand Homme...

Le cinéma a produit plusieurs films sur Nelson Mandela. J'ai beaucoup aimé Goodbye Bafana mais est été plus particulièrement touchée par le très beau film de Clint Eastwood, Invictus qui m'a vraiment pris aux tripes ! C'est peut-être un film sur le rugby certes, mais vraiment pas que...  Si vous ne l'avez pas vu, je vous le conseille vraiment !
 
 
 

mardi 5 novembre 2013

Simone et Violette




Mes deux actrices préférées (Emmanuelle Devos et Sandrine Kiberlain) dans la peau de Violette Leduc et Simone de Beauvoir (que j'admire), c'est demain sur grand écran... Et rien que la bande annonce me fait frissonner...

 



Ce film est l'occasion de découvrir, pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Violette Leduc, contemporaine de ma tante Suzanne (qui était poète, écrivaine publiée chez Gallimard et féministe engagée) par certaines similitudes telles que l'homosexualité ou l'avortement qui étaient condamnés à l'époque. En tant qu'admiratrice de Simone de Beauvoir et par donc, la ressemblance de Violette Leduc avec ma tante, cette histoire me touche particulièrement.

jeudi 24 octobre 2013

Perfect sense



Il y a quelques mois, j'ai vu ce film de David MacKenzie avec Ewan McGregor et Eva Green. L'histoire m'avait scotchée... Assez percutant comme histoire, glaçant même... A voir car différent je trouve, des autres films à base de virus destructeurs et d'épidémies meurtrières... Et puis, ce qui ne gâche rien : les deux acteurs principaux sont magnifiques !
 


"En finir avec l'inutile pour recommencer avec l'essentiel... Ce film est un chef d'oeuvre, tout simplement.
 
Perfect sense est avant tout un film qui traite de l'Homme et non pas un film scientifique ou de science fiction. L'épidémie est un moyen pour le réalisateur de mettre en avant la nature humaine. Le film ne s'attache pas à expliquer en détails les modalités d'une maladie incomprise mais plutôt à montrer comment les humains en sont affectés et comment ils réagissent. La dynamique du film est bonne, la voix off est indéniablement indispensable : omniprésente, elle traduit chaque étape du film en une plausible réalité qui pourrait nous affecter. Le film est porté par la performance des deux acteurs principaux d'une grande justesse. On ne tombe jamais dans le pathos, au contraire, le réalisateur s'applique à montrer l'espoir des hommes qui leur permet de passer outre la perte de leur sens et ce même à la fin. D'ailleurs, chaque perte est marquée par l'exacerbation d'un sentiment, d'une émotion ou d'un comportement. Ces prodromes renforcent le caractère inéluctable de la maladie qui se propage comme une avalanche, et d'ailleurs à ce titre, elle n'est plus une pandémie mais fait partie même de l'évolution de l'homme (parallèle avec les mammouths et leur extinction). Le réalisateur a réussi à traduire le sentiment d'impuissance qui petit à petit gagnait le corps des hommes qui sont presque "déhumanisés" par ce processus. Je ne vois pas comment la fin aurait pu être mieux réalisée ; au lieu de nous faire croire à un pseudo-vaccin thérapeutique trouvé à la vitesse de la lumière et permettant à tous les humains de recouvrir leur sens , le final appuie la thèse qui constitue tout le film : la vie continue . La scène finale est, je pense, mal comprise par beaucoup : au début du film , il est dit "l'obscurité puis la lumière " ; en fait , après la perte de l'odorat , du goût , et de l'audition, les hommes deviennent aveugles et ne voient plus, jusqu'à un moment de répit où la vue revient , et avec elle, le bonheur immense d'être vivant , et la compréhension par l'homme que peut importe sa condition, ce qui compte c'est d'être entouré de ceux que l'on aime, de ne pas mourir seul (idée qui terrorise les personnages au cours du film)."
 

vendredi 18 octobre 2013

Puissant...

 
 
Je ne l'avais encore jamais vu, mais "Valse avec Bachir" était dans ma "liste à regarder". J'avais entendu beaucoup de louanges sur ce film d'animation et les avis n'ont pas menti. C'est vraiment un film à voir avec toutefois un petit avertissement car certaines scènes sont parfois dures mais il s'agit de la réalité, et je suis de celles et ceux qui prônent la découverte des événements importants de l'Histoire par le septième art si on ne s'y est pas particulièrement intéressé par le canal informatif.
 
"Valse avec Bachir" donc, est l'histoire autobiographique de Ari Folman, metteur en scène israëlien. Il s'agit d'un film d'animation au magnifique graphisme, mêlant illustrations et images réelles avec un accompagnement musical particulièrement réussi. J'ai été frappée par le concerto n° 5 en fa mineur de Jean-Sébastien Bach et réapproprié par Max Richter, compositeur de la BO, concerto donc qui venait "illustrer" des scènes fortes, voire violentes (l'enfant au lance-roquette). Le décalage entre la douceur de la musique et la violence des images est percutant...
 
L'histoire : Ari retrouve dans un bar en pleine nuit un ami en proie à un cauchemar récurrent dans lequel il est systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. Ari lui demande comment il sait qu'ils sont 26, et pas 28 ou 30 ? L'ami lui répond qu'il s'agit des 26 chiens qu'il a du tuer alors qu'il était soldat durant la guerre du Liban au début des années 80, et lui explique pourquoi il a du tuer ces 26 chiens. L'ami demande à Ari si lui-même a des séquelles de ses souvenirs durant cette guerre. Ari avoue qu'il n'en a aucun souvenir... Mais le lendemain une image de son passé de soldat refait surface. Une image récurrente qui reviendra régulièrement : il se voit, en pleine nuit illuminée par les bombardements, sortir de la mer, devant Beyrouth en ruines, en compagnie de deux camarades. Les 3 camarades regagnent la plage, se rhabillent et se dirigent vers la ville où ils croisent des femmes fuyant quelque chose en hurlant...
Ari va alors éprouver le besoin vital de retrouver ses souvenirs de soldat pour comprendre pourquoi cette vision le hante et va partir à travers le monde à la recherche de ses anciens compagnons d'arme afin de reconstituer le puzzle d'une guerre sanglante et comprendre le rôle qu'il y a joué... Les souvenirs vont alors refaire peu à peu surface, l'amenant à reconstituer l'histoire.
 
Un film fort sur un événement de l'histoire de la guerre au Liban que je suis obligée de taire si jamais vous n'avez pas vu le film et que vous voulez le voir !... J'en ai d'ailleurs déjà trop dit !

 




dimanche 15 septembre 2013

L'oiseau

Cela faisait un moment que je voulais voir L'oiseau d'Yves Caumon avec Sandrine Kiberlain. Je savais que ce film allait me plaire mais je pense qu'à l'inverse, beaucoup de personnes ont du ne pas aimer les lenteurs, les longueurs et la pauvreté des dialogues. Je les ai au contraire aimés, tout comme l'esthétique du film, les plans, la manière dont on ressent tous ces sentiments déchirés, bousculés... On sent que Anne, le personnage joué par Sandrine Kiberlain, traîne en elle quelque chose de déchirant, de douloureux, on sent la souffrance, la solitude, la crainte des autres...
 
Je pensais au début qu'il s'agissait d'un film sur la solitude, ça l'est certes, mais c'est aussi un film sur le deuil, sur un deuil en particulier, un deuil difficile à surmonter et pour lequel la plupart du temps on survit. L'oiseau du film, même s'il est de chair et de plumes, est un véritable symbole qui va sortir Anne de sa solitude et de sa torpeur...
 
Un magnifique film sur la "résurrection" qui parle tout en douceur et en sentiments des effets d'un drame familial.
 



vendredi 30 août 2013

Erica et Patrik à la télé !

Alors ça ! Les romans de Camilla Läckberg ont fait l'objet d'une série télévisée qui sera retransmise prochainement sur France 3 sous le titre "Les enquêtes d'Erica". Eh bien il me tarde de voir cela et surtout de voir les acteurs qui se mettront dans la peau d'Erica et Patrik, car je me les suis tellement représentés physiquement ! Eh bien, Fjällbacka est à l'honneur en ce moment puisque le dernier numéro du magazine "Côté Ouest" consacrait également un article à la belle suédoise !



Dans un communiqué, la chaîne annonce que la série, de six épisodes, à 90 minutes pièce, débutera sur France 3, en exclusivité, pour de « nouvelles soirées frissons ». Les histoires, inédites, mettent en scène les aventures d'Erica Falck et de son mari, l'inspecteur de police Patrik Hedström, héros récurrents des best-sellers mondiaux de l'écrivaine. Le couple enquête ensemble sur des meurtres et des disparitions, survenus dans la petite ville côtière de Fjällbacka, un lieu pittoresque et touristique qui est également une représentation de la Suède en miniature.
« Mes héros, Erica et Patrik, ont déjà inspiré deux films différents diffusés sur la chaîne nationale suédoise svt. Je tiens à être très impliquée dans tous mes projets et cette production n'a pas été une exception. Il est très important d'avoir un dialogue constant avec les réalisateurs et les acteurs afin de s'assurer que nous avons la même vision et que l'histoire reste proche de mes romans », explique, de son côté, la romancière.

Parmi ces téléfilms de 90 minutes, dont L'Enfant allemand, l'un des grands succès de l'auteure nordique, publié dans la collection Actes Noirs aux éditions Actes Sud et vendu en France à plus de 300.000 exemplaires. Pour incarner Erica Falck, c'est la comédienne Claudia GBalli qui a été choisie, tandis que Patrik Hedström est incarné par Richard Ulfsäter.
S'appuyant sur la ville de Fjällbacka, la romancière avoue que le lien entre les habitants, l'adaptation télévisuelle, et les meurtres, s'est pourtant bien déroulée. « L'image idyllique de Fjällbacka me donne une formidable occasion de montrer sa face obscure. C'est souvent dans ce genre d'environnement que les intrigues criminelles fonctionnent le mieux, puisque vous ne vous attendez pas que quelque chose de terrible puisse s'y produire. Fjällbacka est un endroit merveilleux où les crimes graves sont très inhabituels. De ce que j'ai pu entendre, les habitants sont assez contents que l'on puisse situer Fjällbacka sur une carte et que mes romans aient contribué à créer une aura de mystère autour de ce lieu. »

Source : site "Actualitté"

mercredi 29 mai 2013

Les adoptés...

Vu hier soir, ce magnifique film de, et avec Mélanie Laurent : Les adoptés

Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas d'une histoire d'adoption. Enfin, pas tout à fait, dans le sens où l'on ne parle pas d'adoption d'enfant, mais d'adultes qui doivent s'adopter, où l'histoire d'un trio de femmes, une mère et ses deux filles, soudées comme les dix doigts de la main, en osmose complète, jusqu'au jour où l'une des deux soeurs va rencontrer le grand amour et "casser" en quelque sorte la relation exclusive et privilégiée du trio.

Bref, tout ce petit monde tente, tant bien que mal, de s'apprivoiser, quand surgit un événement qui va bouleverser la vie de tous... Entre amour, colère, douleur, fraternité ("soeurnité" devrait-on dire), chacun va soutenir l'autre, devenir solidaire, devenir un soutien, un appui, une béquille...

J'ai été bouleversée par ce très très beau film. L'histoire m'a énormément plue et j'ai trouvé que c'était filmé d'une façon très esthétique : les décors, les prises de vue, les lieux. J'y ai reconnu plusieurs endroits de la ville de Lyon où le film a été tourné, et la belle librairie "Coquillettes" du 1er arrondissement, a servi de décor au film pour "L'écume des pages", la librairie tenue par Marine. Enfin, les acteurs sont touchants : Mélanie Laurent, Marie Denarnaud et Denis Ménochet, mais aussi, et je les ai trouvées formidables : Clémentine Célarié et Audrey Lamy. Et puis alors, l'avant-dernière scène, super symbolique, n'a fait qu'accentuer ma crise de larmes !!!

Ah, j'oubliais : la BO, sublime elle aussi, et surtout la chanson du générique de fin, interprétée par l'excellent Syd Matters (à écouter en bas de l'article).








dimanche 21 avril 2013

L'écume des jours

L'écume des jours de Boris Vian est sans doute le livre le plus extraordinaire que j'ai jamais lu ! Il est longtemps resté, en marge de mon blog, sous l'intitulé "Mon livre préféré", avant d'être remplacé par Le coeur cousu de Carole Martinez, mais il n'en demeure pas moins au sommet de mes lectures.

Je l'ai lu pour la première fois à l'âge de 14 ans, puis il est resté durant des années sur ma table de chevet. C'est un livre que j'ai du lire, allez, à la louche, une cinquantaine de fois. Les feuilles sont jaunies, froissées et il est plein d'annotations au crayon de bois. L'édition que j'ai date de 1978, relativement ancienne donc. En fait, je sais qu'avant de passer entre mes mains, ce livre avait déjà été lu par ma soeur et mon frère, et peut-être d'autres personnes !



Si j'en parle aujourd'hui, c'est parce que son adaptation cinématographique sortira sur les écrans le 24 avril, et que je viens de lire une interview d'Audrey Tautou qui y interprète le rôle de Chloé. Interview qui m'a interpellée car elle parle du livre de Boris Vian en des mots que j'aurais moi-même pu dire, et à l'époque où elle a lu ce livre pour la première fois, elle a ressenti les mêmes émotions que moi !
"J'ai lu L'écume des jours à 14 ans, cela a été un choc... Le livre correspondait au bouillonnement et aux questionnements de mon adolescence : je désirais une vie extraordinaire, dans le sens premier du terme. Je voulais croire au prince charmant, à l'amour idéal. Ce qui m'a attirée dans ce roman, c'est aussi la fantaisie explosive de Boris Vian, son anticonformisme, son surréalisme. La routine de la vie est bousculée, poétique, tout semble permis."

Moi aussi, quand j'ai lu L'écume des jours à 14 ans, j'ai imaginé qu'une vie extraordinaire pouvait être possible, et j'étais pleine de rêves et d'envies de choses incroyables ! Quelque part, j'ai conservé un peu de cette âme-là, car j'ai toujours des rêves plein la tête et le coeur, et même s'ils ne sont, bien souvent pas réalisables, cela ne me frustre pas, contrairement à ce que me disent beaucoup de gens, mais bien au contraire, cela m'enthousiasme, nourrit mon imagination et me transporte !

Concernant l'adaptation cinématographique, je me suis dit qu'il fallait être sacrément gonflé pour oser s'attaquer à l'oeuvre de Vian, et réussir à transposer au cinéma l'onirisme, la fantaisie et la poésie de l'histoire ! Mais d'après ce que j'ai vu dans la bande-annonce, le résultat de Michel Gondry a l'air pas mal du tout et il semble surtout avoir respecté le travail de l'écrivain.

Et puis j'aime beaucoup l'affiche !

mardi 9 avril 2013

Sous le figuier

Il a l'air beau ce film... Je pense qu'il va me plaire.

Mais surtout.... Surtout.... J'aimerais beaucoup avoir le même chapeau que la petite fille ! Si vous en voyez un un jour, dites-moi où !!!





mercredi 20 mars 2013

Et j'ai tendu l'autre joue...

... Pour recevoir ma deuxième claque !

Cinématographique cette fois. Et très violente...
Si vous voulez savoir ce que c'est que se prendre une bonne claque cinématographique, faites comme moi, regardez le film "We need to talk about Kevin".

Une tripotée d'adjectifs me viennent en tête en y repensant : psychologiquement puissant, effroyable, glaçant, captivant, machiavélique, angoissant, violent, dérangeant... Ce film m'a profondément remuée et a même perturbé mon sommeil ! Mais je m'en doutais un peu en allant me coucher car j'étais encore "saisie" par la puissance de l'histoire.

"We need to talk about Kevin" nous plonge dans le terrible problème des relations mère/fils, mais dans ce film, le problème prend des proportions glaçantes, glauques même. La première scène donne le ton mais sans savoir où elle va nous emmener. C'est un peu "longuet" on peut vouloir dire "stop", mais on s'accroche car on se demande vers où l'on va. Le film est basé sur de nombreux flashbacks entremêlés dans lesquels la maman (prodigieuse Tilda Swinton) revient sur des périodes de sa vie qui vont de la conception de son fils Kevin jusqu'à la cruauté finale. La couleur rouge est omniprésente tout au long du film (ours en peluche, ballon, boîtes de soupe à la tomate, giclées de peinture... et contribue à transmettre une angoisse encore plus palpable.

Au final, les pièces du puzzle finissent pas s'imbriquer les unes aux autres jusqu'au dénouement final, jusqu'à l'horreur. Il n'y a pas véritablement de scènes violentes, tout passe par le psycho, les sous-entendus, les attitudes... Le sujet traité aborde le questionnement de beaucoup de mères : "qu'ai-je fait ? ou n'ai-je fait ? qu'aurais-je du faire ?"...

Les acteurs sont tout simplement époustouflants : Tilda Swinton en maman visiblement dénuée d'instinct maternel puis désemparée face au(x) comportement(s) de son fils, et finalement, la seule en fait à oser lui tenir tête lorsque c'est nécessaire. La seule également à continuer à le voir "après". Puis Ezra Miller, en ado cinglant de perversité et de machiavélisme, manipulateur, calculateur et cynique. Beaucoup des émotions transmises par les acteurs passent par les regards, les paroles et les sourires glaçants du fils.

Un vrai choc donc, et une ascenscion dans la violence psychologique qui ne laisse pas de marbre. En revanche, le dernier dialogue, la dernière réplique laissent perplexe. Perso, j'aurais bien voulu savoir pourquoi tout cela...

Je pourrai encore en parler longtemps, un peu dans tous les sens d'ailleurs, tant je suis encore "à chaud" et encore perturbée par cette histoire, mais je ne voudrais pas en dévoiler trop. Le mieux donc, c'est de le voir... si bien sûr, vous aimez ce genre de drame psychologique. Attention toutefois, à ne pas mettre sous les yeux des plus jeunes (il est d'ailleurs interdit aux moins de 12 ans).

Voici quelques photos extraites du film que je trouve très belles. J'ai d'ailleurs oublié de mentionner que l'esthétisme tenait -à mon sens- une grande place dans le film.




vendredi 11 janvier 2013

Je l'ai enfin vu !

Oui mais j'en ai mis du temps !
Peu importe, j'ai enfin vu Hugo Cabret, ce film dont j'étais quasiment sûre à 100% qu'il allait m'enchanter. Et je n'ai pas été déçue par le voyage ! Je suis vraiment retombée en enfance durant tout le film : une belle histoire touchante, de bons acteurs et des décors merveilleux, je me suis d'ailleurs dit que ce film avait du recevoir pas mal de récompenses pour ses décors, et effectivement, il a reçu plusieurs prix dont un oscar.

Ce film m'a également permis d'être plongée dans l'univers des petits mécanismes et des petites bricoles en tous genres que j'affectionne particulièrement. Et puis, au fond, il y a vraiment une histoire intéressante sur la naissance du cinéma et la vie de Georges Méliès, j'ignorais en fait totalement qu'une partie du scénario était basée sur la vie de cet homme !

Je vous laisse avec quelques photos du film :








mercredi 2 janvier 2013

Rétrospective 2012

En 2012...

... Ma photo, mon histoire, mon témoignage sur le thème "Faut-il vouloir un bébé à tout prix ?" ont été publiés dans l'hebdomdaire féminin le plus vendu en France et m'ont permis de faire une très belle rencontre !

... J'ai été filmée et interviewée chez moi par une chaîne de télévision locale pour parler de mon village !

... J'ai tricoté, cousu, bricolé, cuisiné...

... Je me suis mise à la guitare toute seule dans mon coin et je vais continuer !


... J'ai regardé 96 films sympas :


... J'ai lu 13 000 pages de romans et d'essais :
  • Téléscopages (Fabienne Yvert)
  • Ecrire est une enfance (Philippe Delerm)
  • Des vents contraires (Olivier Adam)
  • La mauvaise conscience (Suzanne Allen)
  • Rien ne s'oppose à la nuit (Delphine de Vigan)
  • Un roman français (Frédéric Beigbeider)
  • Les déferlantes (Claudie Gallais)
  • Un libraire en colère (Emmanuel Delhomme)
  • Gallimard, un éditeur à l'œuvre (Alban Cerisier)
  • No et moi (Delphine de Vigan)
  • Dans le café de la jeunesse perdue (Patrick Modiano)
  • Une année studieuse (Anne Wiazemsky)
  • Peronne ne bouge ! (Olivier Adam)
  • A l'ouest (Olivier Adam)
  • Cahier d'un retour au pays natal (Aimé Césaire)
  • Le cœur régulier (Olivier Adam)
  • Lettres créoles (Patrick Chamoiseau et Raphël Confiant)
  • Les chaussures italiennes (Henning Mankell)
  • Le cœur d'une autre (Tatiana de Rosnay)
  • Le monde d'hier (Stefan Zweig)
  • 1Q84 Tome 1 (Haruki Murakami)
  • 1Q84 Tome 2 (Haruki Murakami)
  • Nuée ardente (Raphaël Confiant)
  • Les compliments, chronique (François Morel)
  • L'âme du mal (Maxime Chattam)
  • La sirène (Camilla Läckberg)
  • La demoiselle de Saint-Malo (Bernard Clément)
  • Avant d'aller dormir (SJ Watson)
  • 1Q84 Tome 3 (Haruki Murakami)
  • Le sel de la vie (Françoise Héritier)
  • Chroniques de l'oiseau à ressort (Haruki Murakami)
  • Je vais passer pour un vieux con (Philippe Delerm)
  • La liste de mes envies (Grégoire Delacourt)
  • In tenebris (Maxime Chattam)
  • Le prophète (Khalil Gibran)
  • L'enfant-bois (Audrey Pulvar)
  • Eloge de l'ombre (Junichiro Tanizaki)
  • Le premier été (Anne Percin)
  • Maléfices (Maxime Chattam)
  • Je reviendrai avec la pluie (Takuji Ichikawa)
  • L'impensable histoire de Georges Pessant (Bertrand Leclair)
  • Cyanure (Camilla Läckberg)
  • Tout seul (Raymond Domenech)
  • L'écrivain de la famille (Grégoire Delacourt)
... et aussi quelques BD et mangas :
  • Les années douces Tomes 1 et 2 (Taniguchi et Kawakami)
  • Les derniers jours de Stefan Zweig (Sorel et Seksik)
  • La fille de l'eau (Sacha Georg)
  • Les nourritures de l'âme (Kim Dong-Hwa)
  • Les autres gens Tome 1 à 4 (Collectif)
  • Histoire couleur terre Tomes 1 à 3 (Kim Dong-Hwa)
  • Les gouttes de Dieu Tomes 1 à 12 (Agi et Okimoto)
  • Un zoo en hiver (Jiro Taniguchi)
  • Quelques jours en France (Collectif)
  • Polina (Bastien Vivès)
  • Transat (Aude Picault)
  • Le jour du musée (Collectif)
  • Long courrier (Pichelin et Guesse)
  • Château Bordeaux Tome 1 Le domaine (Corbeyran et Espé)
  • Tranches napolitaines (Collectif)
  • Pablo 1 Max Jacob (Birmant et Oubrerie)
  • L'attrape-livres ou la vie très privée d'une maison d'éditions (François Rivière et Frédéric Rébéan)
  • Quartier lointain Tomes 1 et 2 (Jiro Taniguchi)
  • Antigone (Maud Begon)
  • Château Bordeaux Tome 2 L'oenologue (Corbeyran et Espé)
  • Tout peut arriver (Anna Sommer)
  • L'archiviste (Schwiten et Peeters)
  • Le petit cirque (Fred)
  • Le gourmet solitaire (Jiro Taniguchi)

... J'ai écouté beaucoup de chansons et mes cinq coups de coeurs musicaux de 2012 sont :


1- Emily Loizeau pour son album Mothers and Tygers
2- Mina Tindle
3- Aurélie Cabrel
4- Soko
5- Mirel Wagner

Mais j'ai également beaucoup aimé :
  • Rachel des Bois
  • Lana del Rey
  • François and the Atlas Mountains
  • Granville
  • First aid kit
  • King Creosote
  • Lescop
  • Lilly Wood and the Prick
  • ...

Et puis, je me dois de terminer ce bilan par les 3 phrases de mon Philou qui ont marqué cette année :

- "Les oiseaux n'ont pas la même sonnerie" (un matin au réveil alors qu'un oiseau différent de notre Philibert s'était mis en chanter sur le toit)
- "J'ai les pieds qui grésillent de l'intérieur" (parce qu'il avait les pieds gelés)
- "J'ai vu un mini-Casper dans la chambre" (un matin où il avait vu "une espèce de luciole" traverser la chambre).

Mon mari est une "espèce de poête" et je trouve ça super mignon !

mercredi 12 décembre 2012

Un ours et une souris...

Avec ce titre, on pourrait penser que je vais écrire un article sur mon Philou et moi (l'ours étant bien entendu le Philou en question -c'est pas moi qui le dit, c'est lui !- et la souris serait moi... hum hum...).

Mais non, je vais parler simplement et en peu de mots d'un dessin animé sorti sur les écrans aujourd'hui (même si leur histoire ressemble étrangement à celle de mon Philou et moi !).

Tous les parents doivent connaître ces charmants personnages que sont Ernest et Célestine.

Je n'ai pas d'enfant, mais je les connaîs aussi, et pour moi, l'équation suivante est vraiment très très intéressante :

1. Des livres pour enfant signés Gabrielle Vincent, auteure-illustratrice

+

2. Une mise en scène de Daniel Pennac

+

3. Sur une musique du grand violonniste Vincent Courtois

+

4. Avec des textes de Thomas Fersen

=

Un magnifique dessin animé sur la tendresse et la tolérance


Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi.


Je vous jure, sur ce dessin, on croirait réellement voir mon Philou et moi (et le rouge-gorge sur la fenêtre en plus !)

vendredi 30 novembre 2012

Le tableau



Il y a quelques semaines, j'ai regardé un magnifique film d'animation : Le tableau.

Il s'agit d'un dessin animé français de Jean-François Laguionie, sorti en 2011 sur les écrans. L'histoire belle et poétique est une vraie leçon de vie, on y croise l'amour, l'amitié, l'intolérance, la justice, le respect, la haine... tous les sentiments qui font une société, et d'ailleurs, ce tableau dont il est question, est le reflet de la société.

L'histoire : dans un tableau inachevé par son peintre, vivent trois sortes de personnages : les "Toupins" (colorés, terminés, parfaits, à qui il ne manque aucun détail), les "Pafinis" (personnages non terminés, à qui il maque deci-dela, qui un détail, qui une couleur...) et les "Reufs" (simples esquisses). S'estimant supérieurs car ils sont parfaits et que le peintre les a terminés, eux, les Toupins règnent en maîtres sur la communauté, possèdent le pouvoir et rejètent sans vergogne les Pafinis, pauvres hères bannis qui ne méritent pas de les côtoyer. Quant aux Reufs, n'en parlons même pas, ils se font littéralement écrasés par ces puissants sans coeur. Pensant que si le peintre revenait terminer son oeuvre, chacun pourrait vivre en paix et en harmonie, Ramo (un Toupin rejeté par les siens car amoureux d'une Pafinie), Plume (un Reuf désireux de ramener à la vie son ami Gom injustement broyé par les Toupins) et Lola (une Pafinie rêvant de liberté et de découverte), décident de sortir du tableau et de partir à la recherche du peintre. Un monde nouveau les attend où ils croiseront d'autres personnages et où ils vivront d'incroyables aventures. Retrouveront-ils le peintre ? Réussiront-ils à réintégrer leur tableau d'origine ? Le tableau pourra-t-il être fini ? La petite communauté y vivant retrouvera-t-elle la paix ? Claire et Ramo pourront-ils enfin s'aimer au grand jour ?

Je n'en dévoilerai pas plus car, si ce n'est déjà fait, regardez ce magnifique film, et surtout, faites-le voir à vos enfants, c'est une magnifique ôde à la tolérance, une allégorie de la vie, une leçon de respect, une incitation à lutter contre le racisme et le rejet de celui/celle qui est différent. Ce film est également une oeuvre d'art à lui tout seul, les couleurs sont magnifiques, les dessins originaux, les décors splendides (on se retrouve même à Venise le temps d'une scène). Je n'avais jamais entendu parler de ce film avant de voir qu'il passait à la télévision, et je trouve vraiment dommage qu'il n'ait apparemment pas attiré les foules ni fait parler de lui lorsqu'il est sorti, car ce film est bien plus intéressant, beau et formateur que de nombreux dessins animés qui font le buzz. Il a cependant eu de nombreuses nominations, dont celle du César du meilleur film d'animation en 2012 (le prix est finalement revenu au Chat du Rabbin de Joann Sfar qui est également un excellent film d'animation), mais n'a obtenu qu'un seul prix, le Prix SACEM pour la meilleure musique originale de film.

Bref, j'ai passé un excellent moment devant mon écran, j'ai ri, j'ai pleuré, j'ai tremblé, j'ai surtout été très touchée par la Beauté (je mets un B majuscule car j'appelle cela de la beauté à l'état pur !), la poésie et la leçon que l'on en retire. A noter également : mon coup de coeur pour les Reufs Plume et Gom et pour la fin du film qui m'a enchantée !