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vendredi 24 octobre 2014

Des lettres d'amour




"Je n'ai rien d'autre à te dire sinon que je t'aime"... Quel joli titre sous forme de déclaration pour cette exposition au Musée des Lettres et des Manuscrits, consacrée aux correspondances amoureuses !
 
Quelques 113 lettres enflammées sont présentées, avec pour dénominateur commun... l'amour bien sûr ! Ainsi, les déclarations de Saint-Exupéry, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, George Sand, Jean Seberg, Marguerite Duras, mais aussi Victor Hugo, Emile Zola, Honoré de Balzac, et bien d'autres seront exposées pour le plus grand bonheur des amoureux des lettres... et de l'amour !
 
Ah, moi aussi j'en ai écrit, des lettres d'amour, quand le téléphone portable et les SMS n'existaient pas encore, quand on trouvait beaucoup plus romantique d'écrire une belle lettre sur du papier rose ou mauve sur lequel on vaporisait un pschit de son parfum ! J'ose espérer qu'aujourd'hui encore, des amoureux se font encore des déclarations ou expriment leur passion par le biais du manuscrit... De mon côté, les lettres de ma jeunesse se sont transformées en petits mots doux puisque nous vivons sous le même toit et nous quittons rarement !


Ces jolies lettres ont été regroupées dans un ouvrage :

 



dimanche 8 juin 2014

Le temps des cartes postales

Je suis une amoureuse des relations épistolaires, j'adore écrire et recevoir des lettres, je préfère cela au téléphone !
De même, je ne conçois pas de partir en vacances sans adresser une carte postale à ceux que j'aime et à l'inverse, j'adore en recevoir de mes amis et de ma famille. Je trouve que la carte postale a un petit côté désuet, j'aime l'idée que la personne qui vous l'envoie a, durant une flânerie, fait tourner un ou plusieurs tourniquets avant de choisir celle qui sera sensée vous plaire, et peu importe si le texte écrit au verso est très court ou très banal car le principal, c'est l'attention et l'intention mise dans cet envoi.
 
Je me souviens un jour avoir reçu un simple SMS de Bali et cela m'a frustrée ! J'attendais la carte qui me ferait voyager moi aussi. La carte postale relève un peu de l'effort, il faut en effet faire la démarche d'être en balade, de regarder, de choisir et de prendre un stylo pour écrire alors que le SMS est expédié en deux temps trois mouvements avec ses pouces sur sa chaise longue !
 
La carte postale va voyager elle aussi, avant d'arriver dans votre boîte aux lettres et c'est un vrai petit bonheur quand vous ouvrez votre boîte, d'y découvrir un petit carton coloré, et un autre bonheur de se dire que la personne a pensé à vous et à votre amour des cartes postales !
 
Il y a quelques années au bureau, j'avais lancé l'idée que chaque fois que quelqu'un partirait en vacances ou en déplacement, il enverrait une carte postale aux collègues. Loin d'être tombé dans l'oubli, ce petit rituel est devenu absolument naturel et chacun y va de sa petite carte postale quand il part, ce qui nous permet de faire une belle frise aux murs. Et tant pis si ça peut faire kitsch aux yeux de certains : ces vues diverses témoignent d'une pensée pour vous à un moment, et permettent à ceux qui restent de voyager !
 
Allez, renouons tous avec cette tradition qui se fait de moins en moins, et pensons à envoyer une jolie carte à ceux qui nous sont chers !
 
Message subliminal : "envoyez-moi des cartes postales" !!!!

dimanche 25 mai 2014

Mes cahiers d'adolescente

Durant mes années d'adolescence, j'ai noirci des pages et des pages de cahiers, à l'encre noire ou bleu des mers du sud selon l'humeur... J'ai noirci de nombreux cahiers d'écolier, toujours les mêmes, ceux avec les tables de multiplication en quatrième de couverture. J'y écrivais mes états d'âme, des poèmes, des nouvelles, de petites histoires sans prétention, ma petite vie sans prétention : mes désirs, mes tristesses, mes joies, mes colères, mes sentiments d'amitié ou d'amour, ma détresse parfois, mon incompréhension du monde et des adultes de temps en temps, mes doutes, mon manque de confiance en moi, ma timidité, mon romantisme...
 
Ces cahiers étaient mes journaux intimes, des journaux intimes sans cadenas et que je ne cachais même pas puisque je les rangeais tout simplement dans le tiroir de mon petit bureau rustique. En fait, je n'avais rien à cacher, ces mots couchés sur le papier étaient simplement moi ou les histoires que je créais dans ma tête et dans mon coeur.
 
Un jour, j'ai tout déchiré et tout jeté. Je ne saurais expliquer pourquoi, je ne m'en souviens pas. J'ignore pour quelle raison j'ai eu ce coup de folie de détruire tout ce que j'avais consciencieusement écrit au fil des mois, des années et que j'avais d'ailleurs bien écrit car sans vouloir me vanter, j'ai le souvenir que mes écrits étaient relativement littéraires.
 
Aujourd'hui, je regrette amèrement de ne plus avoir aucune trace de ces écrits. Quelle tristesse de ne rien avoir conservé... Qu'il m'aurait plu, à 45 ans, de pouvoir relire mes pensées de 15 ans et de me replonger dans mes souvenirs de jeune fille en fleur...

mardi 15 avril 2014

Aubert chante Houellebecq...

... Et j'aime ça ! Le duo écrivain/musicien fonctionne bien à mon goût :
 

dimanche 29 septembre 2013

Un très beau cadeau...

Il y a quelques jours, une étudiante en fin de cursus m'a offert ce magnifique stylo pour me remercier de ma gentillesse et de l'accompagnement, l'encouragement et le soutien que je lui ai témoigné tout au long de son année universitaire. Je précise qu'il s'agit d'une étudiante adulte qui a repris ses études pour faire un Master en formation continue et pour qui il n'était pas évident de reprendre un rythme universitaire, je m'attache donc particulièrement à ce public FC qui doute beaucoup et qui a besoin d'être encouragé pour mener à bien cette année difficile.
 
Elle m'offre donc ce très beau stylo....
 
 
 
.... Et s'inquiète à l'idée de ne pas avoir choisi la bonne couleur. Je peux l'échanger si je veux... Voici la preuve en image qu'elle a choisi la bonne couleur qui se marie à merveille avec mon agenda et mon cahier de travail :


lundi 25 mars 2013

Et si la correspondance revenait au goût du jour ?





Il y a quelques jours, j'écrivais un article sur le courrier de mon oncle, sur ses lettres si pleines de nostalgie et si bien écrites... Il y a quelques jours également, une amie Face Book proposait de s'écrire des lettres comme autrefois, et se réjouissait à l'idée de guetter le facteur...

Personnellement, je suis très attachée au "courrier papier" et j'aime l'idée de prendre le temps de se poser avec du beau papier, un beau stylo et d'écrire une longue lettre manuscrite. C'est tellement plus appréciable qu'un mail ou un texto. Plus long à recevoir certes, mais tellement personnalisé ! Je perpétue également la tradition de la carte postale et ne manque pas d'en envoyer à mes proches lorsque je pars en vacances, ou même de chez moi, comme ça, pour le plaisir, parce que j'en ai trouvé une jolie qui plairait à telle ou telle personne...

J'ai donc été heureuse de découvrir dans l'Express Style de cette semaine, un article sur la passion des lettres. Ce fut un plaisir de le lire, d'y trouver de beaux témoignages et aussi de belles photos de Simone de Beauvoir et de François Truffaut. Je l'ai savouré comme une madeleine cet article !

En voici quelques bribes que j'ai aimées :

"Aujourd'hui, on n'écrit de lettres que dans des circonstances tristes, pour consoler un ami qui a perdu un proche. Je regrette le temps où l'on attendait le facteur, fébrilement, avec l'excitation de décacheter l'enveloppe." (Vincent Lindon sur France Inter)

"La lettre manuscrite est révélatrice de l'attention portée à son destinataire et également de l'importance que l'on s'accorde à soi-même, le temps que l'on prend, seul, à sa table d'écriture..."

"En 2010, à Noël, j'ai écrit 53 cartes personnalisées. J'en ai reçu 3 en retour. C'est ainsi, devant cet échec patent, que mon idée est née ; il fallait que j'agisse !" (Fanny Auger)

"La disparition de la correspondance me touche beaucoup parce que je suis moi-même graphomane ; je noircis des carnets avec mon stylo plume. Depuis peu, j'écris des cartes postales à l'ancienne, du genre "Nous nous sommes baladés sur le port, mille bisous" (Agathe Bonitzer)


Et une belle découverte en lisant cet article : l'existence de "Lettres d'un inconnu", un cabinet d'écriture créé par Fanny Auger. Le principe : on s'abonne en ligne et on reçoit, ou on offre à la personne de son choix, des lettres sélectionnées et écrites par des inconnus, deux fois par mois, dans sa boîte aux lettres. Ecrites à la main, bien sûr, sur du joli papier. Des lettres qui rapportent une anecdote, un souvenir, un moment où la vie de l'auteur a basculé. Voici le lien : Lettres d'un inconnu

J'ai bien envie de me laisser tenter par cette expérience !

samedi 9 mars 2013

Le courrier de mon oncle...

J'ai un oncle (mon Tonton Michel), que j'aime énormément... Je le vois très très peu, quasiment jamais même puisqu'en dix ans, il me semble ne l'avoir vu qu'une seule fois. J'ai déjà, à demi-mots, parlé de lui dans mon blog, il s'agissait d'un article dans lequel je reprenais un "tag" dans lequel il fallait confier certaines choses. Une de ces questions était du style "quel souvenir de votre enfance vous a marquée ?" et je me souviens avoir répondu qu'il s'agissait du grand pique-nique familial, réunissant la famille élargie où l'on devait être une quarantaine, pique-nique organisé chaque été par mon oncle et ma tante qui habitaient à l'autre bout de la France et qui revenaient chaque été en Bretagne pour un mois de vacances. Ils louaient à cette occasion, une chouette ferme, et nous avions tous grand plaisir à nous retrouver tous ensemble pour cet événement, pour cette fabuleuse journée où l'on partageait nos repas, où l'on jouait aux boules, au palet, aux raquettes, on faisait de la balançoire, on chantait, on jouait aux cartes... Que de beaux souvenirs, que de beaux moments qui manquent aujourd'hui...

Si j'en parle aujourd'hui, c'est parce que mon Tonton Michel a un don particulier : la correspondance. J'adore et j'admire sa façon d'écrire de longues lettres. A l'ère de Facebook, des Tweets et autres SMS, lui, écrit encore à l'ancienne. De longues lettres dans lesquelles il raconte son quotidien, les choses de la vie et s'enquiert de la santé et des nouvelles de son correspondant. Recevoir une lettre de Tonton Michel est toujours un immense bonheur. Lorsque j'en reçois une, je la savoure, je la respecte, je ne l'ouvre pas tout de suite, je m'y prépare, je prends le temps. Je m'assieds d'abord, puis je prends un coupe-papier pour ouvrir l'enveloppe sans la déchirer, je sors délicatement la carte ou la liasse de feuillets, je m'enfonce dans mon canapé et je commence la lecture. C'est une écriture à l'ancienne, belle, d'une beauté incroyable alors qu'il s'agit d'évoquer le quotidien...

Je conserve précieusement ces lettres dans une boîte. Je me dis que ces lettres ne devraient pas rester dans cette boîte mais être compilées dans un recueil car je me dis que rares sont les personnes qui écrivent encore ainsi, et qu'il doit rester une trace de ce don de la correspondance qui disparaît peu à peu.

Il y a quelques années, j'ai découvert un artiste que j'aime énormément. Si vous me connaissez bien, vous savez bien sûr qu'il s'agit de Vincent Delerm. Dans son tout premier album, figure une chanson "Chatenay-Malabry". Lorsque j'ai écouté cette chanson pour la première fois, j'ai eu l'impression de lire une lettre de mon Tonton Michel, le phrasé, les questions, sont les mêmes ! Une façon de s'exprimer que l'on n'entend plus guère et qui pourtant est si douce à l'oreille...

Voilà, il me tenait vraiment à coeur d'écrire un article pour rendre hommage à l'écriture épistolaire, un genre en voie de disparition, et plus particulièrement pour rendre hommage à la beauté de l'écriture de mon Tonton Michel, qui peut-être, lit ces lignes...



Bribes épistolaires





samedi 28 janvier 2012

Mon "bébé" d'encre et de papier...

J'y avais mis le point final il y a presque trois ans, pensant l'avoir terminé, et j'ai décidé d'en faire une ultime relecture au cas où il y aurait encore quelques coquilles. Et puis il y a eu la construction de la maison, l'emménagement, les travaux, les aménagements déco puis la routine. Il est resté au fond d'un tiroir, je n'y avais plus touché, je n'avais pas fini ma relecture, je l'avais presque oublié.

Je l'ai ressorti durant les vacances de Noël, me décidant à terminer cette relecture afin de me dire enfin "c'est fini". J'ai bien fait de m'y replonger : il y avait encore des fautes de frappe, de syntaxe et de ponctuation.

Enfin, je l'ai fait lire à une personne de confiance qui me connaît suffisamment pour savoir ce que j'ai traversé, mais pas assez pour ne connaître que la partie visible de l'iceberg. Elle connaissait uniquement la surface car seuls mes très proches connaissaient la profondeur de l'histoire. J'ai eu un retour très positif, elle m'a dit avoir été "happée" par l'histoire, à tel point d'avoir eu du mal à lacher le manuscrit et d'être pressée d'arriver à la fin, pour savoir... Elle a été très touchée par ce qui en ressortait principalement : la dûreté de l'histoire et le puissant amour qui se dégageait de ma relation avec mon mari. Elle a été touchée par les sentiments qui émergeaient des mots : la souffrance, la douleur, le désespoir, mais aussi la légèreté, l'humour, la sensibilité, la sérénité... Ce sont effectivement les qualificatifs qui décrivent le mieux la trame de l'histoire. Niveau littéraire, elle m'a dit que la plume s'affirmait au gré du récit. Le début est timide, comme si je m'excusais d'écrire, puis la plume se délie, se dénoue, s'envole, s'affirme et devient fluide comme si je prenais de l'assurance au fur et à mesure que j'écrivais. Cela dit, ce n'est pas de la grande littérature, loin de là !

Ce manuscrit de 200 pages, c'est cinq années de ma vie. Il évoque le combat douloureux que j'ai vécu, les années de souffrance que j'ai traversées, mais le mot "fin" ouvre la voie de la sérénité et du bonheur enfin atteint, même si "tu n'est jamais venu"...

J'en fait quoi maintenant ? J'essaie de l'envoyer à des éditeurs spécialisés dans les livres de type "témoignage", "vécu", "psycho" ? Mais est-ce que ça intéressera quelqu'un ? Je l'édite de manière personnelle via un site dédié à cet effet, en quelques exemplaires, juste pour moi et mes proches ?