jeudi 11 avril 2013

Etonnants Voyageurs - Edition 2013

Moi, la malouine de souche, la passionnée de lecture et la non moins férue de littérature dite "d'aventure et du voyage", voilà de bien nombreuses années, faute à mon exil alsacien, que je n'ai pu profiter de ce très beau festival littéraire, sis à Saint-Malo, "ma" Cité Corsaire !

Il se pourrait bien que cette année, le vent tourne et que je mette les voiles, direction ma chère Bretagne pour deux-trois jours, et que ce rapide aller-retour tombe, ô joie, durant les 3 jours du festival ! J'espère vraiment que cela va pouvoir se faire, car je me réjouis déjà d'y voir de nombreux auteurs que j'affectionne particulièrement.

L'affiche du festival, est quant à elle encore une fois magnifique ! Cette année, elle est signée par le créateur new-yorkais d'origine nigériane Olalekan JEYIFOUS.


Et puis ce très bel édito de Michel le Bris, Président du Festival :

Comme une vague grossissant à toute vitesse, qui menace de tout emporter sur son passage… Nous voici entrés dans la zone des tempêtes – et la première urgence est moins de savoir de quoi demain sera fait que de se repérer, déjà, dans la tourmente, de décrypter de quoi est fait notre aujourd’hui.

Le monde qui vient… Nous l’annoncions, nous avons exploré, année après année, quelques-unes de ses multiples facettes. La création du festival, en 1990, qui portait en sous-titre : « quand les écrivains redécouvrent le monde », n’avait pas d’autre objectif. Nous guidait cette conviction, à rebours des modes littéraires de l’époque, vouées pour l’essentiel à la contemplation de leur nombril, ou au maintien en état de survie d’avant-gardes en coma dépassé, qu’il y avait urgence à ce que la littérature française retrouve, elle aussi, les voies du monde, qu’en chaque époque de mutation ce sont les artistes, les écrivains qui donnent à sentir, à voir, à lire l’inconnu du monde qui vient.

Futile, la littérature, dans pareil maelström ? Au cœur de tout. Les sciences humaines, les unes après les autres, entrent en crise – en tous les cas, s’interrogent sur elles-mêmes. Et toutes – faut-il s’en étonner ? – retrouvent face à elles la littérature, et sa capacité à dire l’inconnu du monde. Autrement dit, se trouvent conduites, non seulement à se remettre en cause, mais à repenser, les puissances de la littérature. Enfin ! pourrions-nous dire : c’est le combat de notre festival. Ce sera donc le thème de cette nouvelle édition : « le monde est un roman ».

Crises, convulsions, terribles crispations, vertiges de destruction, prodigieux enfantement de monstrueuses mégapoles, surgissement de nouvelles générations d’écrivains et de cinéastes imposant d’autres sons, d’autres rythmes, d’autres voix : l’Afrique surgit sur la scène du monde, qui entend prendre sa place dans le siècle qui commence. Et l’Amérique, un roman ? Résolument, pour son incroyable capacité, depuis toujours, à se fictionner dans l’immédiateté et à réinventer sans cesse ses mythes fondateurs. Dans ses romans, dans ses films, dans ses séries TV, plus que jamais, l’Amérique est une légende.

L’Afrique qui vient

L’édition d’Étonnants Voyageurs à Brazzaville, en février dernier, en complicité avec Alain Mabanckou, aura été à bien des égards enthousiasmante. L’Afrique est entrée en mouvement, dont témoignent spectaculairement de nouvelles générations d’écrivains et d’artistes, qui mettent à mal nos discours convenus : nous voulions un événement littéraire donnant à voir et à entendre cette « Afrique qui vient », en train de prendre sa place dans le monde, qui entre en dialogue avec le monde, une Afrique rassemblée dans la diversité de ses expressions : pari tenu, nous semble-t-il. Mais comment ne pas en proposer le meilleur, au public du festival de Saint-Malo – et que se prolonge, s’approfondisse le dialogue entre ses acteurs et les écrivains présents, venus du monde entier ? Au programme : zoom sur l’Afrique du Sud, véritable laboratoire d’une Afrique en devenir, et un focus sur l’extraordinaire effervescence créatrice du Nigéria.

L’Amérique est une légende

En regard, cette année, l’Amérique. Où tant d’écrivains africains vivent aujourd’hui – y compris francophones. L’Amérique qui nous fascine, à commencer par ceux qui s’acharnent à décréter moribond, ou évanoui, le « rêve américain », ou dénoncent, chanson connue, son « impérialisme culturel ». L’Amérique à Saint-Malo, en cette année de réflexion, car elle pose, nous pose, par sa capacité à fictionner le monde, une question essentielle sur les puissances de la littérature – et du cinéma. Comment dire l’Amérique aujourd’hui ? Pléiade d’auteurs venus d’Outre-Atlantique pour en débattre. Avec David Simon, « l’homme le plus en colère de la télévision » (The Atlantic Monthly dixit), auteur de la série culte The Wire (Sur écoute), et qui publie un superbe Baltimore. L’Amérique est une légende : occasion, au passage, de célébrer la naissance d’Hollywood, il y a tout juste un siècle, avec son grand historien, Kevin Brownlow, de s’interroger sur la permanence du western en compagnie de Bertrand Tavernier, de revisiter l’histoire, avec Charles Mann, et Pekka Hamalainen dont L’empire comanche aura été un de nos coups de cœur, de revenir sur le rapport de l’Amérique à la frontière, et la notion de « melting pot ».

Étonnants Voyageurs dans l’année mondiale de la littérature

Dire le monde qui vient : nous sommes entrés il y a 2 ans dans une Word Alliance regroupant les 8 plus grands festivals littéraires du monde – et c’est de la part de nos partenaires un signe de reconnaissance qui nous va droit au cœur. Notre projet : la circulation d’auteurs, la mise en réseau d’initiatives. Dont la première précisément est le lancement de débats à l’échelle du monde sur les enjeux de la littérature aujourd’hui. Ces « World Writers’ Conferences », ont été lancées lors du festival d’Edimbourg, en août dernier et se prolongent de festival en festival. 15 festivals de par le monde s’y sont associés, en sorte que l’on peut parler d’une « Année mondiale de la littérature ». Et nous nous y impliquons avec force, en plaçant ces débats à notre tour au cœur de notre festival. Nous avons commencé à le faire : ces débats, à Brazzaville, en février dernier, ont été de grande qualité, qui ont pris des allures «d’états généraux de la littérature africaine».

Afrique, Amérique, année mondiale de la fiction, et puis, bien sûr, tous les rendez-vous habituels : Étonnants Voyageurs, cette année encore, au cœur du monde qui vient.

Michel LE BRIS Président d’Étonnants Voyageurs

Et pour faire un tour sur le site d'Etonnants Voyageurs, c'est dans mes sites favoris, à droite !

mardi 9 avril 2013

Sous le figuier

Il a l'air beau ce film... Je pense qu'il va me plaire.

Mais surtout.... Surtout.... J'aimerais beaucoup avoir le même chapeau que la petite fille ! Si vous en voyez un un jour, dites-moi où !!!





dimanche 7 avril 2013

Un bain de graines !

Le soleil commence à pointer le bout de son nez mais les températures sont toujours relativement polaires en ce début d'avril ! Nos petits amis à plume commencent à trouver leur subsistance dans la terre, mais compte tenu du froid, cela ne doit pas vraiment les nourrir correctement. Alors, comme nous ne souhaitons plus leur remettre de pain de graisse aux graines pour assurer leur pitance, car en cette saison, ils doivent commencer à se ré-habituer à subsister par eux-mêmes, nous avons tout de même remis quelques simples graines à leur disposition. Ce petit rouge-gorge a semblé y prendre grand plaisir car, plutôt que de rester sur le bord de l'écuelle et de picorer, il s'est carément vautré dedans ! Ce fut un vrai petit moment de plaisir car l'écuelle servait également de balançoire à ce petit "plumes d'hiver" ! Trop mignon !



samedi 6 avril 2013

Acte civique

Tout au long de l'année, des gens irrespectueux polluent nos villes, nos villages et nos campagnes. Quelle honte que de jeter par la fenêtre de sa voiture, son emballage de fast-food, ou bien de vider sur le bord de la route, le cendrier débordant de mégots de sa voiture, ou encore de laisser dans un fossé sa vielle batterie qui a rendu l'âme ! Bah oui, soyons crus, c'est bien chiant de devoir aller à la déchetterie ou de conserver ses menus déchets en attendant de trouver une poubelle ou tout simplement d'arriver chez soi pour les jeter ! Je suis très dure avec cela car c'est quelque chose qui m'horripile. Merde alors, est-ce bien sorcier de respecter la propreté des lieux, tout simplement de respecter ses concitoyens ? Bah non, c'est bien plus simple de balancer ses ordures n'importe où !

Dans les villes, des personnes, que je trouve courageuses et valeureuses, effectuent chaque jour, la sale besogne de ramasser les saletés de leurs congénères, et je n'approuve pas tellement cette phrase que j'ai déjà entendue : "bah quoi, ils sont payés pour ça, et qu'ils s'estiment heureux d'avoir du boulot !". Ok, grâce aux pollueurs, ils ont un emploi, mais tout de même, quel mépris de réagir ainsi, quel dédain envers ces hommes et ces femmes qui "ramassent la merde des autres" (oui, je suis très crue aujourd'hui, mais comment ne pas l'être face à des goujats ?).

Dans les campagnes, il n'y a personne pour le faire et nos forêts, nos prairies, nos fossés, nos prés, sont petit à petit encombrés de détritus. Alors, quand le Maire de notre minuscule commune de quelques 186 habitants lance un appel aux bonnes volontés pour aider à nettoyer le ban communal, nous n'avons pas hésité une seconde. Mon Philou l'avait déjà fait l'an dernier, tout seul car je travaillais ce samedi-là. Cette année, nous l'avons fait à deux, enfin pas tous seuls hein, avec toutes les bonnes âmes du village qui ont également répondu présent à cet acte civique.

Nous étions donc une petite vingtaine ce matin à 8h30 devant la mairie puis nous nous sommes dispersés par petits groupes sur les diférents secteurs du ban, ratissant méticuleusement chaque mètre carré de terrain, n'hésitant pas à nous enfoncer dans les buissons de ronces pour en extraire les déchêts. J'aurais du compter le nombre de bouteilles et cannettes que j'ai ainsi ramassé, mais pas que. Dans les immondices lâchement abandonnés dans notre belle campagne, on trouve tout et n'importe quoi, ma hantise étant de tomber sur des seringues, des capotes ou pire... un cadavre !

En tout cas, ce fut vraiment chouette car c'est toujours sympa de revoir les habitants du village et de faire la connaissance d'autres personnes, et puis c'est bien d'être actif dans la vie de sa commune et de participer à ce genre d'acte civique. Au final, la remorque du tracteur et le pick-up étaient remplis de sacs de déchêts, et on s'est tous retrouvés, Alsace oblige, autour d'une bière et d'une paire de knacks !





vendredi 5 avril 2013

Riche journée !

J'ai eu la chance, grâce à mon travail et au futur concours que je vais passer, de passer une première journée de formation à l'ENA, l'Ecole Nationale d'Administration. Une première journée sur le thème des fondamentaux de la Fonction Publique, dirigée par un Magistrat qui a su captiver son auditoire toute la journée durant ! Un enrichissement intellectuel donc, mais pas que, puisque l'ENA est une magnifique Institution mélangeant architecture moderne et ancienne, sans parler du prestige du lieu ! A midi, j'ai déjeuné avec mes collègues au restaurant du Musée d'Art Moderne et Contemporain, mitoyen de l'ENA. Bref, une journée belle et dense dont je ressors enrichie. Il me tarde d'y retourner pour la suite de la formation !






mercredi 3 avril 2013

Pantin désarticulé ?

... Non : Ange dormeur de Tilda en préparation pour l'anniversaire prochain de quelqu'un qui m'est très très cher, qui a, a priori, passé l'âge (à 79 ans !) de se voir offrir une poupée de chiffon, mais à qui cela fera, j'en suis certaine, très très plaisir ! Allez, je retourne à mon ouvrage !

lundi 1 avril 2013

Mes bonheurs de mars...




Retrouver une belle (et vieille) photo de ma grand-mère maternelle / Réussir un déliceux rizotto / Recevoir un magnifique bouquet de fleurs d'une de mes étudiantes et être émue par ses compliments "vous êtes une perle et vous êtes précieuse" / Se faire un apéro dînatoire à base de petites tartines grillées avec mon Philou / Etre très touchée par le film Intouchables / Revoir une amie pas vue depuis longtemps et déjeuner Thaïe avec elle / Apercevoir une vingtaine de biches en train de manger dans une clairière en lisière de forêt, sur fond de soleil levant, se dire qu'un tel spectacle sur le chemin du travail est le plus beau bonheur de la journée / Revoir et surtout ré-entendre "mon Philibert" après son absence hivernale et se dire que le printemps arrive tout de même / Passer une belle soirée au gala des diplômés et admirer les magnifiques robes de soirée / Voir le dernier volet des aventures d'Edward et Bella / Recevoir un joli coup de téléphone de mon filleul / Savourer une journée de congé en semaine et en profiter pour traîner au lit, bouquiner, écrire, regarder des Tim Burton... / Me réjouir à l'idée d'avoir prochainement deux jours de formaiton à l'ENA / Réserver mes billets de train pour aller à Saint-Malo le mois prochain / Savoir Maman heureuse à l'idée de venir passer quelques jours chez nous en mai ///