mercredi 14 septembre 2011

Etre ou ne pas être à la page !

J'ai pour habitude de lire plusieurs livres en même temps :
- celui du soir au coucher
- celui de l'après-midi le week-end
- celui du trajet en tram le matin
- celui qui se lit facilement pour me détendre
- celui qui est plus sérieux quand je suis en capacité de me concentrer
- .......

Bref, j'ai toujours un livre sous la main pour chaque moment de la journée ou selon mon état d'esprit...

Et il y a une chose que j'ai en sainte horreur, c'est corner les pages pour se rappeler où l'on est rendu : sacrilège ! Comment peut-on corner et donc abimer une page de livre (voire plusieurs !) ?

C'est pourquoi j'ai à ma disposition un éventail de marques-pages ! Je les adore ! Je les trouve dans ma librairie favorite de Rivétoile, un tourniquet rempli de très jolis marques-pages. Si bien que régulièrement, quand je vais flâner là-bas, je reviens bien souvent avec un de plus pour ma collection ! Le libraire de ma très chère "Droguerie Maritime" de Saint-Malo m'en donne également un à chaque fois que j'achète un livre chez lui, et ils sont également très sympas. Ils ne figurent pas tous sur la photo, j'en donne souvent (Maman en a d'ailleurs quelques uns !), et chaque fois que j'offre un livre, j'en insère un qui correspond à la personnalité de la personne, ou dont le motif lui plaira.

Au fait...... S'ils sont étalés sur la table, là.... ça veut dire que j'ai perdu la page de tous les bouquins que j'étais en train de lire !!!!

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Petit message pour Melle Shang : je voulais mettre un commentaire sur ton blog hier, mais impossible de le valider, je ne comprends pas pourquoi, blogger ne reconnaissait pas mon compte ! Je voulais donc te dire merci pour ton gentil message, et que je viendrai souvent te rendre visite : nous avons effectivement beaucoup de goûts en communs, notamment musicaux ! A tout bientôt donc, en espérant qu'à l'avenir, je réussisse à commenter tes billets !

Merci aussi à Adeline ! Et à toutes celles qui me suivent !
Bises

lundi 12 septembre 2011

Souvenir...

Tu aurais eu 76 ans aujourd'hui....



12 années que tu nous as quitté, et pas une journée ne passe sans que je ne pense à toi mon Papa d'amour, et plus particulièrement aujourd'hui 12 septembre, jour de ton anniversaire...

Sur cette photo, tu étais déjà bien malade, et je crois bien que c'est l'une des dernières où nous sourions encore, savourant chaque seconde de vie.






Tu nous manques...

vendredi 9 septembre 2011

Vincent... Le retour !

Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus de nouvelles de "mon Vincent".... Celles qui me connaissent bien savent qu'il s'agit de Vincent Delerm, mon "idole", mon "inspiration"... Eh bien il revient enfin sur le devant de la scène avec deux projets apparemment bien intéressants !

* Le premier est un retour sur scène mais celle du théâtre ! Du 6 au 30 décembre prochain, il prendra ses quartiers au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris pour un spectacle mêlant musique et théâtre. Une pièce en chansons, "Memory", qui racontera l'évolution du personnage de Simon à travers différentes époques. En fin de compte, le théâtre n'est pas une première pour lui puisqu'il avant déjà signé en 2004 une pièce intitulée "Le fait d'habiter Bagnolet". Il y a quelques jours avec mon Philou, on papotait "Noël", et je lui disait que s'il me demandait là maintenant tout de suite ce que je voudrais qu'il m'offre, je lui répondrais que je n'en ai aucune idée.... A la découverte de ce spectacle de Delerm en décembre, j'ai en fin de compte bien envie de lui demander un petit week-end à Paris avec une halte...... au théâtre des Bouffes du Nord !

Depuis ses débuts en 2002, Vincent Delerm inscrit chacun de ses spectacles dans une perspective autant musicale que théâtrale, proposant une vision du tour de chant classique renouvelée, et ponctuant ses concerts de films, voix off et divers monologues. Il avance un pas plus loin cette fois, mettant en scène un spectacle écrit comme une pièce de théâtre, et ponctué de chansons inédites (qui n'auront donc pas, contrairement à la coutume, été précédées d'une sortie d'album). Le personnage de Simon qu'il interprète (en la compagnie du musicien multi-instrumentiste Nicolas Mathuriau) est obnubilé par la fuite du temps. Il consacre toute son énergie à tenter de le retenir, à répertorier les différentes époques de sa vie, à analyser la manière dont les modes qu'il a connues se sont démodées. Jouant sur les différents registres esthétiques et vidéos liés à chaque période qu'il a traversée (le super 8 amateur des années 70, les images caméscope des années 80, le cinéma d'auteur des années 90), il dresse un portrait mélancolique et humoristique de notre rapport au temps, à la solitude et aux souvenirs. Il signe la mise en scène avec la complicité de Macha Makeïeff.





* Le deuxième retour est un retour en chanson avec un livre-CD pour enfant : "Léonard a une sensibilité de gauche".
L'histoire: Un grand-père (Jean Rochefort) et son petit-fils dialoguent à propos de tout, de rien, de sensibilité, de poulets, d'écharpes et de politique. Léonard a dix ans et se pose des tas de questions, il voudrait comprendre ce que veut dire "être de gauche", savoir si "de droite" ça existe et si on a une plus belle vie quand on est "de gauche". Une conversation tendre et loufoque rythmée par les chansons de Vincent Delerm.





Le poulet du dimanche est-il de gauche ? Et la crème chantilly ? Et le foot ? Et qu'est-ce que ça veut dire "être de droite" ou "de gauche" ?
Léonard se pose des questions.
Est-ce qu'on a une plus jolie vie quand on est de gauche ? C'est quoi les avantages d'être de gauche ?
Grand-Pierre est là pour expliquer.
La gauche, la droite, la politique d'immigration, la mélancolie, les feux de bengale et les choses qu'on ressent quand la fête est finie.




J'aime bien l'idée des retrouvailles entre Jean Rochefort et Vincent Delerm et il me tarde de découvrir ce nouvel opus de "mon Vincent" dans un registre dans lequel je ne m'attendais pas du tout à le voir, la chanson pour enfant !

jeudi 18 août 2011

Miam.... un bon petit plat !

Aujourd'hui, je me suis mise aux fourneaux ! Je nous ai concocté pour tous les deux, de délicieuses ravioles de jambon cerrano, chèvre et ciboulette, sur pistou et roquette aux tomates séchées et balsamique.

A la base, nous avions prévu de déjeuner au restaurant pour, au final, décider de rester à la maison. Nous n'avons rien regretté car franchement, sans vouloir me vanter ni me lancer des fleurs, ce petit plat valait largement un resto ! C'est bien simple, mon chéri pleurait en mangeant tellement il se régalait !


Bon, j'y ait tout de même passé deux heures... En même temps, je passe beaucoup de temps à tout nettoyer au fur et à mesure pour conserver un plan et un environnement de travail bien clean, sinon, cela me terburbe !!!


Voici donc la recette de ce délicieux petit plat bien goûtu :


- Confectionner une "pâte à pasta" (dans la recette de ravioles que j'ai trouvée sur Internet, ils utilisaient de la pâte toute faite, je me suis dit que non, j'allais faire de l'authentique jusqu'au bout et faire la pâte moi-même !) : mettre 300 gr. de farine et 3 pincées de sel dans un saladier. Faire un puit et y ajouter 3 oeufs, 2 cl. d'eau et 2 cl. d'huile d'olive (j'ai utilisé de la très bonne huile d'olive d'Olivier & Co, je ne sais pas si ça joue, mais en tout cas, c'est une huile de très grande qualité et au haut pouvoir gustatif !). Bien malaxer longuement et doucement le tout jusqu'à obtenir une pâte bien homogène. En faire une boule, la mettre dans de la cellophane et réserver au moins 45 minutes au réfrigérateur.


- Préparer la farce des ravioles : dans un bol, mélanger à la main une petite bûche de chèvre frais, 3 tranches de jambon cerrano coupées en petits dés, une botte de ciboulette finement ciselée et un peu de fleur de sel.


- Préparer le pistou : dans un mixer, mettre une botte de basilic frais, 10 gr. de pignons de pin, 10 gr. de parmesan, une gousse d'ail et de l'huile d'olive. Bien mixer le tout.


- Préparer les ravioles : étaler la pâte sur un bon plan de travail fariné. Faire des ronds à l'emporte-pièce. Mettre un peu de farce sur une moitié de chaque raviole. Préparer dans un petit bol, deux jaunes d'oeuf avec une cuillère à café d'eau. Au pinceau, appliquer le jaune d'oeuf tout autour de la raviole et la refermer de manière à otbenir une demi-lune. Remettre du jaune d'oeuf sur toutes les ravioles et faire de petites stries à la fourchette sur le pourtour.


- Faire bouillir de l'eau et plonger les ravioles pendant envrion 6 minutes dans l'eau frémissante.


- Dresser les assiettes : mettre le pistou au fond de l'assiette, mettre un peu de roquette de côté. L'assaisonner de tomates séchées finement coupées en petits dés, et d'un filet de vinaigre balsamique, saupoudrer d'un peu de parmesan. Poser les ravioles sur le pistou.


- Dégustez avec un bon Bordeaux !


Nous nous sommes vraiment régalés. Deux détails : ne pas avoir peur de faire plein de saletés (!) et avoir un super bon plan de travail pour pouvoir fariner et y étaler la pâte. Perso, entre la farine, l'étalement de la pâte et le "peinturlurage" au jaune d'oeuf, je me suis retrouvée avec un grand plan de travail vraiment cracra !

Cela m'a tellement plu que que je m'y remets demain avec une autre recette !

dimanche 14 août 2011

Jolie coïncidence entre lecture et peinture...

Il y a quelques mois, j'ai lu "Les femmes qui lisent sont dangereuses", de Laure Adler et Stephan Bollmann. Ce livre, que je qualifierai d'ailleurs plutôt d'album ou de "beau livre" raconte, au fil des siècles, l'histoire et l'évolution des femmes, à travers leur apprentissage et accès à la lecture, traîte de leur rapport aux livres, de leur façon de lire et comment elles ont su s'émanciper et nouer une relation singulière avec la lecture.

Ce livre est donc une belle étude du sujet et les auteurs se sont appuyés, pour leur démonstration, de références imagées sous forme de photographies et de reprographie de tableaux de peintres. C'est ce qui m'a également touchée dans la lecture de ce livre : découvrir que de nombreux peintres avaient immortalisé le duo "femme-livre", découvrir simplement de très belles oeuvres. Certaines d'entre elles m'ont tellement plu que j'en ai noté les titres et peintres dans mon petit carnet de culture que je trimballe partout avec moi !

Il y a quelques jours, j'ai lu un livre de Philippe Delerm que je ne connaissais pas et qui m'a surpris car habituellement, les livres de Philippe Delerm sont plutôt des romans contemporains. Celui-ci, "Sundborn ou les jours de lumière" raconte l'épopée de peintres impressionnistes scandinaves à la fin des années 1800. J'ai trouvé ce roman doux, poétique et tout en couleurs, à l'image des peintres dont il traitait. Les mots de Philippe Delerm glissent sous les yeux et se boivent comme un délicieux sirop, sa façon d'écrire vous fait plonger complètement dans son histoire, oubliant tout ce qui se passe autour...

Vers la fin du livre, un passage m'a saisie ! L'auteur décrivait une scène qu'il me semblait déjà connaître... j'imaginais d'ailleurs parfaitement ce qu'il décrivait !

Voici ce passage :

"C'est le début d'après-midi. Bien après le déjeuner, quand toute agitation est retombée. C'est l'heure où l'on écrit des lettres, dans la fraîcheur d'une chambre, l'heure où les vieux s'assoupissent dans leurs fauteuils, l'heure de rien. A l'ombre des noisetiers, deux chaises longues au tissu blanc cassé. L'une est restée inoccupée. Dans l'autre, Marie lit un journal. La chaise n'a pas d'accoudoir, et la position de la jeune femme hésite entre tension et abandon. L'ampleur de sa robe blanche n'empêche pas de voir que sa jambe gauche est croisée au-dessus de la droite ; son pied s'agite doucement, effleure l'oreille de Rap, le setter irlandais couché à ses pieds. Marie ne tient pas le journal, posé en équilibre arrondi le long de sa cuisse. Sa nuque penchée en avant, tout le haut de son dos détaché de la toile, indiquent une lecture active, concentrée. Le langage parlé par ses bras est plus contradictoire. Tandis que sa main droite, nonchalamment posée sur sa taille, semble traduire une certaine désivolture, sa main gauche, allongée sur sa poitrine, exprimerait presque une émotion venue de la lecture. Une branche du rosier buissonnant dessine une arche au-dessus des deux chaises longues. C'est là que nous sommes assis, dans l'herbe, Soren et moi ; à quelques mètres de Marie, dans l'ombre du rosier. Les fleurs blanches, à peine rosées, n'ont pas d'odeur, mais leur foisonnement le long des vieilles branches entremêlées n'en paraît que plus magique - ce ne sont pas vraiment des fleurs."

La lecture de ce passage ne vous fait-il pas penser à l'image que j'ai mis en illustration de mon article ?

Pour moi, ce fut flagrant ! J'ai donc relu la quatrième de couverture de Sundborn ou les jours de lumière, et celle-ci disait que [le livre] "met en scène des personnages réels et romanesques". J'ai sorti mon petit carnet pour voir la référence de la peinture : "Roseraie (la femme du peintre dans son jardin de Skagen)" de Peter Severin Kroyer, 1893. Or, le personnage du livre de Philippe Delerm se prénomme Soren Kroyer et est originaire de Skagen, au Danemark...

Le rapprochement était donc juste : la scène que décrivait Philippe Delerm, correspondait bel et bien au tableau que j'avais tant aimé !

Curieusement, lorsque j'avais vu cette reprographie de tableau pour la première fois, je voyais en cette jeune femme, le portrait de Karen Blixen qui était danoise. Je l'imaginais ainsi, soit dans son jardin du Danemark, soit dans sa ferme africaine au Kenya... et j'ai donc appris à la lecture du livre, que la scène se passait bel et bien au Danemark...

Au final, j'ai été troublée par le fait de découvrir que l'auteur d'une peinture qui me plait énormément soit un des personnages centraux d'un livre de Philippe Delerm, mon écrivain favori...

mardi 26 juillet 2011

Petits travaux d'aiguilles...

Je mets du temps certes, mais j'y arrive !...

Je m'étais donc promis une jolie petite robe pour le baptême de mon petit neveu fin juin : mission accomplie ! J'ai même pu la remettre pour un mariage auquel nous étions invités début juillet. Elle est super légère (génial quand il fait très chaud, comme ce fut le cas au baptême... un peu moins sous la pluie comme ça le fut au mariage !) et très très confortable, ce qui est parfait pour moi qui n'est pas franchement l'habitude de porter ce genre d'habit ! En revanche, c'est du lin très léger, elle se chiffonne donc très très vite, à peine suis-je assise dans la voiture que la taille et les fesses sont déjà marqués, et même, le simple fait de me pencher pour nouer mes sandales ! Mais franchement, c'est un modèle super confort, à refaire donc !



Tindin.... la voici :


























Petits détails : broderie anglaise à l'encolure et au bas de la robe :





















Egalement confectionnée, une petite jupe droite toute simple dans un petit tissu chiné bleu et blanc, hyper confortable :



























Et enfin, ma dernière-née de chez Tilda, j'ai nommé Léonie ! Alors Léonie est vêtue d'un petit vichy rouge et blanc dans lequel je m'étais moi-même confectionné une robe l'an dernier, et dans lequel j'ai également fait une nappe !!! Le vichy, ça sert à tout !

























Prochaines réalisations : je vais retester la petite jupe droite en version toile beige et en version flanelle pour cet hiver, puis ma housse de panier à vélo que je n'ai toujours pas faite, et enfin, deux surprises pour deux petites titounettes à quatre pattes !

lundi 4 juillet 2011

Mes derniers coups de coeur littéraires

Me voici de retour avec une petite sélection des meilleurs livres que j'ai lus récemment et j'ai eu beaucoup de chance car je choisis souvent mes lectures au hasard d'une critique, d'un titre, d'une couverture… Mes goûts sont variés, je ne me cantonne donc pas à un genre en général, et l'offre de lecture est si vaste, il y a tant de choses à lire (et si peu de temps) que je deviens un peu boulimique ! Voici donc un petit échantillon de mes coups de cœur, et non Marie, malgré le titre de mon avant-dernier billet, il n'y est pas question du livre de Zoé Shepard, bien qu'il soit dans ma Pile A Lire !


La reine Alice – Lydia FLEM

Hommage discret à Lewis Carroll, l'héroïne traverse réellement le miroir lorsqu'elle se découvre un cancer. Dans le laboratoire du Grand Chimiste ou chez Lady Cobalt, elle converse avec des objets magiques et des personnages extravagants : la Licorne, Cherubino Balbozar, le Grincheux, le docteur H., les Contrôleurs, la Plume, l'Attrape-Lumière... Persécutée par les uns, protégée par les autres, la dame aux turbans se joue des épreuves et devient La reine Alice.

La lecture de ce livre m'a fait passer du rire aux larmes, de l'émotion à la tristesse, de la magie à la dure réalité de la vie. L'auteure a une plume poétique voire féerique et déroule son histoire tel un conte… Raconter ce terrible combat qu'est le cancer à travers les yeux d'une Alice au pays des merveilles semble rendre la douleur plus acceptable. Dieu m'en préserve mais je me suis même dit que si un jour je dois vivre cela, je n'aurai de cesse de lire, relire et relire encore ce livre pour avoir la force de m'en sortir avec l'imagination et la magie de l'héroïne.

Dans sa chronique de l'Express, François Busnel en a dit que c'était "le livre qu'il (fallait ) mettre entre toutes les mains de tous ceux qui, un jour, doivent affronter la maladie, l'hôpital et son cortège de doutes. […] Il y a une élégance folle dans ces pages, et un bel humour. La preuve, surtout, que la fiction est, dans un monde où la réalité prend le masque du cancer, le plus beau et le plus efficace moyen de mettre la mort à distance."


Le livre des choses perdues – John CONNOLLY

Inconsolable depuis la mort de sa mère, David, 12 ans, se réfugie dans les livres pour fuir le remariage de son père et se consoler de la naissance de Georgie, son demi-frère. Un jour, il découvre un trou caché derrière des buissons, au fond du jardin, et se retrouve propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange et hostile peuplé de trolls, de sires loups, de créatures hybrides, mi-hommes mi-animaux, et d'autres personnages issus de ses lectures et de son imaginaire... Grâce à l'aide du Garde-Forestier et de Roland, un preux chevalier, il va, après bien des épreuves – combats, énigmes à résoudre... – rencontrer un vieux roi qui conserve ses secrets dans un volume mystérieux, 'Le Livre des choses perdues'. Ce dernier, conseillé par l'Homme Biscornu, être maléfique qui suit David depuis son arrivée, lui propose un pacte : la vie de son demi-frère contre son royaume. David trahira-t-il Georgie ?

Avec ce livre, je suis retombée en enfance, revivant tour à tour les aventures du petit chaperon rouge, de blanche-neige et les sept nains et autres contes merveilleux qui fascinent tous les enfants. Je me suis laissée porter au fil des pages par l'aventure de David et de ses rencontres, j'ai tremblé avec lui face au danger, j'ai applaudi son courage et pleuré à chaudes larmes en lisant les dernières pages. Ce livre, c'est une grande éclaboussure de bonheur, moi aussi j'avais douze ans, comme David, et peur de l'homme biscornu ! A la base, c'est un roman-jeunesse, mais qui a dit qu'une fois adulte on ne pouvait pas lire ce genre d'ouvrage ? Pas moi, bien au contraire, et j'ai pris un bon bain de jouvence !


Kafka sur le rivage – Haruki MURAKAMI

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.

Mon premier livre d'un auteur japonais, et je n'aurai qu'un mot : étonnant ! Ce livre initiatique raconte le parcours d'un adolescent désirant fuir son père, sa vie, et accessoirement retrouver la trace de sa mère et sa sœur, mais aussi le parcours d'un vieux fou qui a le don de parler avec les chats… Leurs destins vont se croiser à travers une incroyable épopée, une quête d'identité pour Kafka, la certitude d'une mission à accomplir pour Nakata. Là encore, du rêve, de la magie, du fantastique, un voyage à travers l'imaginaire et le réel, un récit époustouflant et fascinant qui vous happe très vite et dont vous avez du mal à en sortir. Quand je l'ai lu, je l'avais toujours sur moi, afin de saisir la moindre occasion de m'y replonger, ne serait-ce que pour quelques minutes ou quelques lignes. Je l'ai même fini en cachette dans mon bureau car je n'en pouvais plus, il fallait que je connaisse la fin !


Le portique – Philippe DELERM

Quelle place peut prendre dans votre vie la vision d'un portique au fond du jardin ou comment un professeur de lettres peut-il remettre en question le sens de sa vie ?
Sébastien, professeur de collège est pris d'un malaise en classe. De cette faiblesse va découler un sentiment d'inquiétude. La vie n'est plus la même, les petits bonheurs quotidiens revêtent une fragilité que Sébastien n'avait jamais pensé possible.

Une lecture plus simple, plus douce que les précédentes. Du Philippe DELERM quoi, où resurgissent tous les petits plaisirs de la vie et la certitude qu'il faut saisir chaque occasion de profiter des bonheurs quotidiens. J'ai aimé la douceur qui se dégageait de ce livre, les silences ressentis, le calme, mais aussi l'évolution du personnage principal, de son mal-être à sa renaissance en quelque sorte. On devine les sous-entendus liés aux souvent difficiles conditions de travail des enseignants, et le cheminement du personnage, sa manière de se "forcer" à faire en sorte que tout aille mieux, à faire en sorte de "guérir". Une lecture émouvante et appaisante.


Une promesse – Sorj CHALANDON

Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Dans cette maison, voici Etienne et Fauvette, un vieux couple qui n'a jamais cessé de s'aimer. La maison est silencieuse. Les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, ils sont sept qui en franchissent le seuil. Sept amis, les uns après les autres, du dimanche au lundi, chacun son tour et chacun sa tâche. Il y a le Bosco, ancien marin qui tient le bar du village, il y a Madeleine qui, chaque semaine, fleurit la maison, il y a Berthevin qui allume et éteint toutes ses lumières, il y a le professeur qui dit des poèmes à voix haute, il y a Ivan, l'ancien cheminot, qui ouvre les fenêtres, il y a Léo qui traverse le village à vélo, puis Paradis enfin, qui remonte la petite horloge. Au grenier, comme une sentinelle, une lampe ancienne veille au cérémonial.

J'ai mis un peu de temps à comprendre ce qui se passait réellement… ou peut-être ne voulais-je pas le comprendre… Peut-être repoussais-je le moment de découvrir la réalité ? Je ne peux pas en dire trop sur ce livre si vous souhaitez le découvrir car si j'en dévoile un chouïa de trop, vous comprendrez certainement, vous… Juste dire que là encore, du mystère, de la magie, de l'irréel, de la tendresse, de l'amour, de la souffrance, de l'amitié, de la fraternité… une très belle fraternité, la simplicité de la vie, les petits gestes du quotidien, d'un petit portail en bois que l'on ouvre, à l'horloge que l'on remonte, d'une grille de mots croisés entamée à la fraîcheur d'un bouquet de fleurs, d'un trajet à bicyclette au petit blanc au comptoir du bistrot du village… Cela fleure bon la campagne, l'authenticité, la "vraie vie" et l'amour... A son comble. A lire absolument !


L'ombre du vent – Carlos RUIZ ZAFON

Le récit débute à Barcelone, après la guerre civile, marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Un matin de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le cimetière des livres oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est convié par son père, modeste boutiquier de livres, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y 'adopter' un volume parmi des centaines de milliers. Il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans de nombreux secrets : 'L' Ombre du vent'. Pourquoi les romans de cet auteur mystérieux sont-ils brûlés les uns après les autres ? Pourquoi tant de mystère ?




Ce livre m'a été offert par mes collègues de bureau pour mon anniversaire. Je ne l'ai pas lu tout de suite et l'ai emporté dans ma valise pour la Martinique. Une lecture de vacances donc, un livre que l'on lit quand on est reposé, serein, heureux, détendu et que l'on a du temps, car ce livre, on n'a pas envie de le lâcher ! Un livre MERVEILLEUX qui m'a transportée dans la Barcelone de l'après-guerre civile et dans une enquête époustouflante menée par un jeune garçon intelligent et attachant et son papa libraire. On se prend immédiatement de sympathie pour le héros, le jeune Daniel Sempere qui n'aura de cesse de découvrir la véritable histoire de Julian Carax, écrivain maudit. L'univers du livre et de l'écriture traités dans ce livre m'ont transportée dans ce milieu qui m'est si cher. L'écriture est belle, l'intrigue rondement menée, les personnages attachants ou détestables et la description des lieux et situations très réaliste : on s'y croirait. On s'y croit d'ailleurs tellement que le monde alentour n'existe plus ! Il n'y a plus que Daniel, Clara, Béa, Barcelo, Julian, Pénélope, Fermin et Barcelone !

Je suis en train de lire la "suite", Le jeu de l'ange. Je mets "suite" entre guillemets car ça n'est pas réellement une suite mais une autre histoire au cours de laquelle on retrouve certains personnages. Je n'en suis qu'au début de ma lecture et je duis déjà transportée, comme son prédécesseur, dans une intrigue au cœur du milieu de l'écriture.

Passionnée par l'univers de L'ombre du vent, j'ai également emprunté à la médiathèque la version espagnole "La sombra del viento" et vais donc en tenter la lecture dans sa version originale, avec les vrais mots de l'auteur, un challenge linguistique que j'espère relever avec succès !


La douane volante – François PLACE

Bretagne, 1914. La guerre menace.
Une nuit, la charrette de la mort s’arrête devant la maison de Gwen le Tousseux , le jeune orphelin. C’est lui que vient chercher l’Ankou, pour l’emmener au pays dont on ne revient jamais…
Quand Gwen se réveille, il est passé de l’autre côté, dans un monde comme surgi du passé. Dans ce pays étrange, effrayant mais fascinant, dominé par la douane volante, il va vivre des aventures extraordinaires.
Gwen l’Egaré parviendra-t-il a retrouver sa terre natale ou son destin sera-t-il à jamais lié à Jorn, le redoutable officier de la douane volante ?

Encore un roman jeunesse, et d'ailleurs, quand j'ai refermé ce livre, je me suis immédiatement dit qu'il me faudrait absolument l'offrir à mon filleul quand il aurait 12-13 ans, c'est-à-dire dans dix ans, nous avons encore un peu de temps !

Dans la douane volante, on y parle de Bretagne, de ses landes, des marées, mais aussi de l'Ankou et du Kraken… Un livre truffé de personnages légendaires, de mystère, de magie et d'aventures à cent à l'heure ! En bonne bretonne que je suis, cette histoire m'a passionnée et transportée de l'autre côté, là où la charrette de l'Ankou vous emmène, dans une lointaine contrée pleine de mystères ! Un roman à faire découvrir à tous les jeunes (et aux moins jeunes aussi !).



Man in the dark – Paul AUSTER

Contraint à l'immobilité par un accident de voiture, August Brill, critique littéraire à la retraite, trouve refuge contre les inquiétudes des temps présents et le poids des souvenirs qui l'assaillent lors de ses innombrables insomnies en se racontant une nuit l'histoire d'un monde parallèle où le 11 Septembre n'aurait pas eu lieu et où l'Amérique ne serait pas en guerre contre l'Irak mais en proie, 'ici et maintenant', à une impitoyable guerre civile.

"Man in the dark" est la version originale anglaise de "Seul dans le noir". C'est le second roman en anglais que je lis. Pour le premier, je m'étais attelée à un romain un peu ardu : "Let the great world spin" (Et que le vaste monde poursuive sa course folle) de Colum McCann. Un roman choral, bien épais que j'ai eu du mal à lire mais que j'ai réussi tout de même à lire jusqu'au bout. Un peu laborieux quand même à cause de la pluralité des personnages et des histoires parallèles ! J'ai de suite lu la version française pour vérifier que j'avais bien tout compris et me suis aperçue que finalement, ce n'était pas si mal puisque dans les grandes lignes, c'était bien cela. Et sans dico !

J'ai donc réitéré l'exercice de la lecture anglaise avec un deuxième roman plus court et plus simple. Et là, c'est passé comme une lettre à la poste et j'ai même été littéralement absorbée par l'histoire, désireuse d'arriver au plus vite à la fin pour comprendre et voir ce qui se passait ! Une écriture simple et facile qui m'a permis de quasiment tout comprendre (hormis toujours deux-trois mots de vocabulaire qui manquent !) sans que je n'ai besoin de lire la version traduite, et qui m'a donné envie de lire d'autres romans de cet auteur. J'aime cette façon de travailler mon anglais, de manière "ludique", par une activité qui me passionne, la lecture !





Voila pour mes derniers coups de cœurs, d'ici quelques semaines, il y en aura très probablement d'autres que je ne manquerai pas de venir partager ici. Et si vous aussi, vous avez eu le coup de foudre pour un livre, n'hésitez pas à m'en parler !