mercredi 26 mars 2014

Icones de la nouvelle vague

 
 
Je suis tombée tout à fait par hasard sur ce DVD, "Deux de la vague", retraçant les parcours respectifs de François Truffaut et Jean-Luc Godard, et mettant en parallèle leurs carrières, de leurs jeunes débuts et de leur amitié à leur rupture. C'est Truffaut qui mis le pied à l'étrier de Godard et qui lança plus ou moins sa carrière, qui lui "offrit" un scénario, celui de "A bout de souffle" que Godard adapta à sa façon... Truffaut et Godard qui se "partagèrent" les talents de Jean-Pierre Léaud, un Jean-Pierre Léaud formaté à coups d'Antoine Doinel chez Truffaut mais qui réussit parfaitement à transformer l'essai chez Godard... Truffaut qui restera sur une nouvelle vague plus classique quand Godard pris quelques chemins de traverses artistiques parfois critiqués et incompris... Chacun a suivi son propre chemin donc, une séparation qui les mena à la dispute, à la rupture... Ce que je retiens, moi, en tant que passionnée de ce cinéma de la nouvelle vague et admiratrice de Truffaut et Godard, c'est que ces deux géants, malgré leurs différends, ont su faire rayonner leur talent.
 
Et puis ce fabuleux casting de Jean-Pierre Léaud, tout jeune, pour le film de Truffaut "Les 400 coups" : j'adore son "et puis vous aviez dit un gars qui soit gouailleur, oui, c'est pour ça, parce que le gars penseur, moi... non !"...  Comment il raconte ça, quelle spontanéité, quel naturel ! Appréciez :


 


 


lundi 24 mars 2014

Le poids des secrets

Cette pentalogie de la japonaise Aki Shimazaki est un petit bijou de beauté et de délicatesse malgré son sujet relativement dramatique. Une écriture typiquement japonaise, toute en finesse qui hâpe le lecteur dans ses délicates arabesques.
 
Il y a donc cinq tomes. De courts volumes qui se lisent d'une traite. De toute façon, on ne peut pas lacher un tome entamé ! Et l'on n'a de cesse que de vouloir lire le suivant... La particularité de la construction de l'histoire est que chacun des cinq tomes raconte la même histoire, les mêmes événements, mais racontés par un protagoniste, témoin de l'histoire, différent. Ainsi, le premier livre "Tsubaki", est narré par Yukiko. Le second, "Hamaguri", par Yukio. Le troisième, "Tsubame", par Mariko. Le quatrième, "Wasurenagusa", par  Kenji Takahashi. Et enfin, le cinquième, "Hotaru", par Tsubaki. Chacun de ces cinq personnages a un lien avec les autres, pas nécessairement familial ni générationnel, mais un vrai lien tout de même. Chacun des cinq tomes relate les mêmes événements, sur un espace-temps semblable, hormis quelques appartés dans le passé pour les personnages plus "âgés", mais appartés nécessaires pour bien comprendre le présent et le point commun entre chacun.
 
Les deux événements-phare de l'histoire sont le tremblement de terre de 1923 au Japon, et la bombe atomique larguée sur Nagasaki. Autour de ces deux événements dramatiques et majeurs de l'histoire nippone se délient, se dénouent, de lourds secrets parfois avoués, parfois gardés... Malgré la "dureté" de l'histoire, Aki Shimazaki a ce don de conter tout cela en retenue et avec beaucoup de dignité. De même, chacun des cinq titres a une véritable explication. Bref, j'espère vraiment, si vous ne connaissez pas encore "Le poids des secrets", vous avoir donner envie de les lire et j'espère qu'ils vous plairont autant qu'ils m'ont plu. J'ai vraiment quitter cette histoire avec un petit pincement au coeur, et je me dis que vraiment, les écrivains japonais ont le don de raconter de belles histoires...

photo : blog "Pasion de la lectura"
(parce qu'on m'a prêté ces livres et que je ne les ai plus pour les photographier !)

samedi 22 mars 2014

Mission accomplie !

Il y a quelques semaines, je vous présentais un projet couture un peu ambitieux : réaliser moi-même ma tenue pour le gala des diplômés de l'Ecole où je travaille et qui a lieu samedi prochain. Thème du gala : les années folles. Je m'étais dit que plutôt que d'acheter à nouveau une tenue hors de prix, pourquoi ne pas tenter de créer ma propre robe qui collerait au thème ? J'avoue en avoir bavé pas mal avec un crêpe de Chine, idéal pour ce type de robe, mais qui s'effiloche beaucoup et qui ne marque pas au fer, donc difficile pour applatir les coutures. J'avoue également avoir beaucoup souffert des yeux car coudre du noir est très fatigant. J'avoue avoir du bricoler un peu car je n'avais pas assez de tissu ! J'avoue avoir eu un mal de chien à coudre les franges. Le résultat final est tout de même réussi puisque la robe me va bien et tombe parfaitement. Je suis, par ailleurs, hyper à l'aise dedans, ce qui me permettra de manger sans me sentir engoncée dans un truc qui me boudine ! Quant au bandeau, j'ai réussi à trouver le petit plus qui change tout : au niveau de la couture de la plume d'autruche, j'ai cousu une rosace réalisée avec une chute de la dentelle sur laquelle j'ai ajouté un petit bouton de bronze et un reste de franges de la robe !

Et voilà le travail (8 heures de travail / 18 € de fournitures) :



 
Et pour compléter la tenue, quelques accessoires de circonstance : le long collier de perles qui va bien, le boa indispensable, et le truc long là... non, ce n'est pas une baguette magique qui me permettrait de me transporter dans le Montparnasse des années 20 à la rencontre de Scott Fitzgerald, Gertrude Stein, Cocteau, Modigliani ou Chagall (quoiqu'il ne m'aurait pas déplu de vivre l'expérience de "Minuit à Paris" de Woody Allen) ...... Mais un porte-cigarette !!!

La semaine prochaine, promis, je vous montre une photo du gala avec le tout sur moi !

 

jeudi 20 mars 2014

Ma table basse # 9



- J'ai fini "Mai en automne" de Chantal Creusot, livre que m'avaient offert mes collègues de travail pour mon anniversaire : une histoire sensible et touchante sous une écriture vraiment littéraire. Bref, une excellente lecture et un choix parfait de la part de mes collègues !
- Deux tomes des gouttes de Dieu ont disparu car lus ! Cela faisait des mois que j'attendais la suite et je n'ai eu aucun mal à me remettre dans l'histoire et à me souvenir de ce qui s'était passé dans les 24 tomes précédents. Une lecture toujours instructive en matière d'oenologie.
- J'ai également terminé la BD sur la vie de Coco Chanel : ouvrage court mais efficace, l'essentiel y est. C'est une collection sympa (Grands destins de femmes - Naïve), dans laquelle on peut également trouver la vie de Françoise Dolto, Virginia Woolf, Dian Fossey et Isadora Duncan, donc, que des destins de femmes qui m'intéressent !
- Un thé m'attend. C'est le même que la dernière fois, le thé blanc à la vanille qui porte le joli nom de "Avec les anges". Je l'ai bu après la photo. Je l'avais malheureusement laissé trop infuser et il était très amer. J'y ai donc ajouté un peu de lait (juste pour la petite anecdote : comme la tasse est transparente, le lait froid venant se mélanger au thé chaud, cela a créé de très jolies volutes. Il faudra que j'en fasse une photo la prochaine fois...). Cela faisait une éternité que je n'avais pas mis de lait dans un thé. Cela l'a rendu délicieux et m'a rappelé le goût du thé au lait que je buvais petite fille chez ma Mémé... Une vraie madeleine de Proust et un souvenir gustatif très émouvant d'une époque heureuse. Il ne me manquait plus que le craquelin de Saint-Malo ! C'est parfois quand on loupe quelque chose et qu'on y rajoute une autre chose pour essayer de réparer, que l'on découvre ou re-découvre d'agréables saveurs !
- Je me suis décidée à faire une compilation de mes "chroniques littéraires". Mine de rien, entre ce que j'écris ici et ce que je garde pour moi, cela fait un paquet de pages !
- J'ai reçu le nouvel Express. Il y a un article assez intéressant sur ces personnages de littératures dont l'auteur est décédé et qui retrouvent vie sous la plume de quelqu'un d'autre. J'apprends ainsi qu'Hercule Poirot, avec l'aval du petit-fils d'Agatha Christie va reprendre du service, tout comme James Bond qui renouera avec ses origines littéraires sous la plume de William Boyd.
- Voilà, sinon, les petits objets habituels (programme télé, casque, médiators, capodastre, étui à lunettes...) continuent de se balader de droite et de gauche, à apparaître ou disparaître selon le bon vouloir des maîtres de céans !

mardi 18 mars 2014

Pas assez pour faire une femme

 


Dans la province de l'après-mai 68, à la faveur de sa première expérience amoureuse, Judith, 17 ans, étudiante en première année de lettres, nous fait part, à travers sa rencontre avec Alain, jeune militant, de sa soif de liberté et de son aspiration à revendiquer ses droits.

Par une introspection personnelle sur ses souvenirs d'enfance, elle revient sur sa douloureuse condition familiale sous la coupe d'un père méprisant et violent et d'une mère et une soeur soumises à sa tyrannie. Lors d'un dîner familial, alors qu'elle avait quinze ans, Judith, extrêmement choquée par les paroles que son père prononça, "Et depuis quand on fait ce qu'on veut dans la vie ?", affirmation, plus que question, Judith n'aura de cesse de vouloir conquérir son indépendance et de mener sa vie comme elle l'entend, de faire des études et de travailler, plutôt que de devenir une épouse docile. Et c'est donc par le biais des études et de la fac qu'elle va découvrir le bonheur de la vie en solitaire, les relations avec les autres jeunes, la lutte des classes, l'action politique, mais surtout la force de l'amour, l'amour, cette chose à laquelle elle ne s'était jamais préoccupée avant et qu'elle découvre avec toute la candeur d'une jeune fille rêveuse...

Judith, à la fois rêveuse solitaire et jeune fille aux pieds sur terre tisse son entrée dans la vie en confrontant son histoire personnelle à celle qui est en train de se nouer pour les étudiants, les jeunes, les citoyens des années 70, mêlant littérature, politique et courant libertaire qui permirent l'accès à l'émancipation. En devenant ainsi "adulte", elle part à la quête de la vérité et lance une lutte contre la soumission dans le but d'affronter enfin une famille sclérosée par les non-dits...

Jeanne Benameur m'a encore transportée avec son écriture poétique et sa prose magnifique. Sa manière de décrire à la fois simplement mais avec force, les sentiments humains, m'a encore émue. Au-delà de la beauté de l'écriture, l'histoire m'a forcément beaucoup touchée puisque touchant à la fois à la condition féminine, à la lutte pour la liberté et à la juste revendication. L'histoire m'a en outre rappelée le film "La chinoise" de Jean-Luc Godard : j'ai retrouvé le personnage joué par Anne Wiasemsky dans celui de Judith !
 
Ah, j'oubliais : j'ai beaucoup aimé la narration, la ponctuation (beaucoup de très courtes phrases mais qui en disent long) et la répétition des mots ("vite vite vite", "léger léger léger", "loin loin loin", "fine fine fine"...)

 
Morceaux choisis (j'ai du me restraindre pour éviter de vous citer des passages qui en diraient trop sur le dénouement !) :
 
"J'ai mis des galets bien plats, bien lourds, aux quatre coins de mon univers. Pour le tenir. J'ai peur de ce qui s'enfonce, du sable qui peut s'ébouler sous mes pas et..."
 
"J'ai le coeur qui flotte, heureux. J'ai la tête libre. Il y a du ciel, beaucoup, dans ma tête. Quand sa bouche s'approche de la mienne, je suis toute vivante. Mon coeur il est partout sur ma peau. ça palpite et ça vibre. Fort."
 
"Si je me réveille la nuit, je sais que je peux replonger dans la lecture et que le sommeil va me cueillir à nouveau, embarquée loin dans l'écriture d'autres que moi et parfois ramenée si près de moi que j'en suis bouleversée, comme si le livre n'était que pour moi. Je ne sais pas comment font les auteurs pour arriver à ça mais c'est magnifique."
 
"Quand je vois ce qu'est devenue aujourd'hui l'université je me dis que nous avions terriblement raison et que nous étions lucides, oui, lucides. Nous croyions encore au partage du savoir, à la culture pour chacun, à l'égalité des chances et nous sentions bien qu'un tournant se prenait, qui n'allait pas mener vers des lendemains ouverts. La promesse d'une vie éclairée nous portait."
 
Jeanne Benameur


C'est Sandrine du blog Mes promenades qui m'a proposé de partager cette lecture et d'en faire une restitution dans le cadre du "Challenge Jeanne Benameur" et j'ai beaucoup aimé l'exercice. A renouveler donc !

vendredi 14 mars 2014

La petite lampe de Tata Doudou

Lorsqu'elle était petite fille, ma grande soeur a reçu en cadeau, une jolie petite lampe de chevet de sa Marraine, qui était également notre tante et que j'ai toujours appelée "Tata Doudou". Une tata adorée, une tata géniale, une tata en or, disparue beaucoup trop jeune...
 
La petite lampe a fait son chemin dans la vie de ma grande soeur. Je l'avais de mon côté perdue de vue (la lampe, pas ma soeur) depuis bien longtemps, lorsque l'été dernier, durant notre séjour aoûtien chez Maman à Saint-Malo, ma grande soeur qui venait passer la journée avec nous est arrivée avec cette petite lampe vieillotte en main. Une petite lampe toute cassée de partout ! Connaissant mon amour des vieilles choses, elle me l'a offerte en me disant que peut-être Philou pourrait faire quelque chose pour elle.
 
Mon Philou a bien réparé la petite lampe. De mon côté, j'ai fait ce que j'ai pu pour lui rendre le beau lustrant de son cuivre. Et voici la petite lampe de chevet installée dans la bibliothèque, devant une photo de Mémé, la maman de Tata Doudou...


 

jeudi 13 mars 2014

Deux petits plats simplissimes !

Un midi où je déjeunais seule à la maison (parce que j'avais la chance de ne pas travailler), je me suis préparée des oeufs brouillés à la truffe : simple, efficace, rapide et délicieux !
 
 
 
Et puis en rentrant du travail le soir, mon Philou m'a réclamé un risotto. Comme j'étais fraîche et dispose (puisque j'avais eu la chance de ne pas travailler ce jour-là), je me suis mise aux fourneaux de bon coeur d'autant plus que j'avais tous les ingrédients pour préparer un délicieux risotto aux cèpes ! J'aime toujours autant cuisiner le risotto, c'est un peu long certes, mais facile si l'on a le coup de main pour faire prendre la préparation, et puis si ça fait plaisir à mon Philou !
 
 
 
 
Bon, j'admets volontiers que sur la photo c'est vraiment peu appétissant, on a l'impression d'un truc maronnasse et gluant dégoûtant, mais je vous assure, c'était un régal pour les papilles ! Petite précision, je l'ai préparé avec des cèpes séchés, eh bien je conseille vraiment l'utilisation des champigons séchés dans les préparations culinaires lorsqu'il n'est pas possible d'avoir des champigons frais : c'est très bon. Tout de même, rien ne vaut les produits frais, mais en attendant, ça dépanne !