mercredi 12 mars 2014

Apollo 21



Grandiose ! Paroles, musique et clip du premier extrait du dernier album de Florent Marchet, "Bambi Galaxy"...


"Je cherche l'odeur de notre maison en reniflant les vêtements de la valise..."

"Je regarde par le hublot. Maintenant, on ne distingue plus notre planète bleue, cette boule de cons..."

"Mon fils me dit qu'il voudrait retourner à la pêche, dans le Berry, que l'école lui manque. Chaque mot de lui est un canif planté dans le ventre..."

"Nous avons rencontré des amis d'amis restés sur terre. Marie avait les larmes aux yeux, mais ça nous a tous fait du bien j'crois..."

"Je m'demande souvent comment les autres s'en sortent. J'veux dire, ceux qui sont restés. J'espère qu'ils sont en vie. Qu'ils ont pu quitter la Terre ..."

"Le voyage durera toute une vie. Voire deux, trois vies. Ils disent qu'on peut pas encore savoir, qu'il faut compter sur la dilatation du temps. Moi j'y comprends rien, j'accepte volontiers les cachetons qu'ils me donnent pour tenir. Nous tiendrons, ouais, nous tiendrons..."


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lundi 10 mars 2014

Réparer les vivants

 
 
Ouch ! C'est fort... c'est poignant !
 
Une écriture ciselée, saccadée, une ponctuation largement employée mais à bon escient, tout cela réunit pour scander le récit d'une transplantation cardiaque.
 
C'est chirurgical (net et précis) et sentimental (aussi bien dans la douceur que dans la dureté). Dès que l'on commence ce livre, on n'a plus envie de le lacher et on est embarqué dans cette course contre la montre que requière le don et la greffe d'organes. L'histoire s'accélère, ralentit parfois, puis repart comme un tourbillon. La ronde des personnages qui gravitent autour du coeur de Simon forme comme un kaléïdoscope léger et coloré grâce aux détails distillés par l'auteur et met un peu de fantaisie dans un récit qui ne sombre donc pas dans le pathos et l'angoisse. Les émotions sont pudiques ou violentes, bref, on passe par tous les états en lisant le dernier roman de Maylis de Kerangal.
 
J'avais lu sur un blog il y a quelques semaines, à propos de ce livre : "Je me demande ce que l'on peut encore lire après ça" (Lisa). Je ressens la même chose et je pense qu'il va me falloir quelques jours pour me remettre de cette lecture qui m'a d'autant plus touchée que je suis donneuse d'organes... J'en ai encore une boule dans la gorge ! Je ne peux pas en dire plus : lisez-le !
 
L'écriture de ce livre est si belle que j'aurais pu tout retranscrire ici à titre d'exemple. Je me contenterai donc de ce court passage :
 
"Elle vide d'un trait le verre de gin, et alors il est là, debout devant elle, hâve et ravagé, de minuscules particules de bois saupoudrent sa chevelure, incrustent les plis de ses vêtements, les mailles de son pull. Elle se lève, un mouvement brusque, sa chaise bascule en arrière -fracas sur le sol-, mais elle ne se retourne pas, se tient debout face à lui, une main posée à plat sur la table assurant un appui à son corps chancelant, l'autre pendue le long du corps, ils se regardent une fraction de seconde, puis un pas et ils s'étreignent, une étreinte d'une force dingue, comme s'ils s'écrasaient l'un dans l'autre, têtes compressées à se fendre le crâne, épaules concassées sous la masse des thorax, bras douloureux à force de serrer, ils s'amalgament dans les écharpes, les vestes et les manteaux, le genre d'étreinte que l'on se donne pour faire rocher contre le cyclone, pour faire pierre avant de sauter dans le vide, un truc de fin du monde en tout cas quand, dans le même temps, dans le même temps exactement, c'est aussi un geste qui les reconnecte l'un à l'autre -leurs lèvres de touchent-, souligne et abolit leur distance, et quand ils se désincarcèrent, quand ils se relâchent enfin, ahuris, exténués, ils sont comme des naufragés."
Réparer les vivants
Maylis de Kerangal

samedi 8 mars 2014

Journée de la femme...

36 ans que cela dure... 36 ans que chaque 8 mars, on rend hommage aux femmes à travers cette journée qui leur est dédiée. Je trouve toujours aussi incroyable qu'il faille une journée spéciale pour se rappeler au bon souvenir de la condition féminine, tout comme d'ailleurs il faille un 14 février pour célébrer l'amour ! Comme si le respect de la femme et l'amour étaient des causes perdues !
 
On a beau être optimiste, il faut quand même reconnaître qu'on n'en est malheureuement pas loin, de la cause perdue !
 
J'ai la chance d'être "bien née", d'avoir été nourrie, choyée, soignée, éduquée, de pouvoir disposer comme je l'entends de mon corps, de mon cerveau, de ma vie. De pouvoir travailler, voter, revendiquer, défendre mes idées. De ne pas avoir été mariée de force ni d'avoir été échangée. De ne pas être battue ni harcelée par mon mari. Simplement de ne pas avoir été supprimée à ma naissance, voire avant, pour la simple raison que j'étais une fille...
 
Alors même si je trouve dommage de ne se cantonner qu'à une journée pour sensibiliser au sort des femmes, c'est parce qu'aujourd'hui encore en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint, qu'une femme est violée toutes les sept minutes, qu'elles occupent 60% des emplois non qualifiés et assurent 70% des tâches ménagères, que je relaie cet hommage aux femmes via ce billet. Comme le disait Olympe de Gouges en 1791 : "La femme naît libre et égale à l'homme en droits". Il y a encore du pain sur la planche !
 
Pour illustrer musicalement cet article, voici une très belle chanson de Jeanne Cherhal, Noxolo, qui figurera sur son album "Histoire de J" qui sort lundi 10 mars prochain. Cette chanson rend hommage à Noxolo Nogwaza, jeune militante Sud-Africaine qui militait contre le harcèlement, l'injustice, la haine, et qui fut sauvagement assassinée en 2011 parce qu’elle était lesbienne..




vendredi 7 mars 2014

Le plafond de verre



Cet article aurait normalement du s'intituler : "Carnet de belles phrases # ...."
 
Mais à la veille de la journée de la femme, j'ai préféré lui donner son véritable nom : la dure réalité d'être une femme dans le monde du travail...
 
Au-delà d'être de belles phrases, se sont des affirmations réalistes :


"Les études prouvent que les organisations les plus paritaires sont les plus efficaces, et que la diversité est un enrichissement collectif"

Clarisse FEILLE



"La mixité est civilisatrice"

Sylviane Agacinski



mercredi 5 mars 2014

Ma table basse # 8



- Mon carnet de guitare a servi : je suis en train d'apprendre "What's up" des Four non blondes... Facile à jouer (3 accords simples), mais très difficile à chanter !
- C'est l'après-midi car je me suis préparé un thé. Il s'agit d'un thé blanc à la vanille qui porte le joli nom de "Avec les anges"
- Le magazine culturel de Strasbourg de mars est sorti et je suis en train de lire un article sur une adaptation originale du Misanthrope. C'est marrant parce que je viens juste de regarder Alceste à bicyclette !
- J'ai hâte de finir ce très beau livre que m'ont offert mes collègues de travail pour anniversaire : Mai en automne de Chantal Creusot. De la très belle littérature, l'histoire de destins croisés, de drames familiaux, d'histoires d'amours, dans un village du Cotentin de l'après-seconde Guerre Mondiale
- J'avais interrompu ma lecture des Gouttes de Dieu au tome 24 il y a quasiment un an car la médiathèque n'avait pas encore la suite. En regardant à tout hasard s'ils étaient arrivés, j'ai eu la chance de tomber sur les tomes 25 à 28 alors qu'ils venaient de rentrer !
- Et puis cette petite BD sur la vie de Coco Chanel m'a également tendu les bras !
- Il y a un reportage sur Katharine Hepburn qui va bientôt être enregistré sur Arte

Avez-vous remarqué quelque chose depuis ces 8 semaines où je vous bassine avec mes photos de table basse ? Réponse : chez moi, les BD/Mangas ne se lisent jamais ailleurs que dans le salon !

mardi 4 mars 2014

Handivalides... kesako ?






C'est à la base une association, Starting-Block, qui vise à promouvoir l'engagement citoyen de jeunes sur des thématiques de solidarité. Cette association mobilise les universités et les grandes Ecoles de France pour favoriser l'inclusion sur les campus et accompagner les jeunes en situation de handicap.
 
La campagne "Handivalides" est une manifestation qui permet des mises en situations réelles de situations de handicap et surtout qui permet de mieux comprendre le handicap et d'encourager les comportements adaptés de la part des valides.
 
L'association était aujourd'hui dans l'Ecole où je travaille et j'ai eu la bonne idée d'avoir la curiosité d'aller voir en quoi cela consistait. J'ai pu faire un parcours "en aveugle" et un parcours en fauteuil roulant. Eh bien c'est extrêmement formateur et ça remet bien les pendules à l'heure de constater les difficultés auxquelles peuvent être confrontées les personnes en situation de handicap. Ce fut également très formateur en terme de compréhension du comportement et des gestes que doivent avoir les valides. Bref, c'était vraiment instructif et intéressant.
 
Et puis j'ai eu un chouette petit badge !

 
 

dimanche 2 mars 2014

Une fois n'est pas coutume... parlons futilités, chiffons et fanfreluches...

 


Bon, c'est pas tout ça, mais moi, le 29 mars prochain, j'ai le gala des diplômés 2012-2013 de l'Ecole où je travaille : cérémonie officielle avec tout le gratin : discours, diplômes enrubannés, toges solennelles, lancer de toques et... et... le fameux gala qui a un faux-air de bal des débutantes si suranné !
 
Ce gala revêt chaque année un thème bien précis : "7ème art" il y a deux ans, "Bons baisers de Russie" l'an dernier (il y avait également eu "les 60's", "Bienvenue à Bollywood"...). Le thème de cette année : "Les années folles, take me to Broadway". Le jeu chaque année, est de se trouver une tenue, une coiffure, des accessoires qui collent avec le thème. Tout le monde (jeunes diplômés, enseignants, personnel administratif) se retrouve pour cette soirée de gala toujours très réussie et très agréable avec grand dîner, animations et soirée dansante.
 
J'ai cette année décidé de confectionner moi-même ma tenue et mes accessoires. J'ai trouvé tout ce qu'il me fallait : tissu et autres fanfreluches pour réaliser tout cela. Voilà, "y'a plus qu'à" ! En espérant que je réussisse ce que je veux faire car maintenant que j'ai le matos et les idées, ce serait bête de tout rater hein !
 
Bon j'ai la pression là, parce que, bien évidemment, vous voudrez voir le résultat !
 
 
 
 
Et pour le fun :
 

 
Et d'ailleurs.... qui a décidé de se mettre aux claquettes en 2014, hein ???
 

 
Bravo les filles, j'espère faire aussi bien que vous !